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Encore cette année,
c'est la période, on parle de vaccin. Surtout pour la grippe. On sait tous que la
grippe est en fait un virus. Mais comment fonctionne un virus, qui soit dit en
passant, n'est pas une bactérie.
En premier lieu, c'est un agresseur de très
petite taille. Ce n'est pas vivant. Mais plutôt fait d'assemblage moléculaire,
possédant une molécule d'acide nucléique soit ADN ou ARN, ainsi pouvant se cloner.
Il n'a pas d'organisation cellulaire. Donc incapacité de produire leur propre
énergie, comme les bactéries par exemple. Mais peut adhérer à certaines cellules
cible et se multiplier.
Il en existe une multitude et de plus en plus, car
la qualité du virus si je peux dire, peut par son mode de fonctionnement, avoir un
certain degré de mutation génétique. Ce qui explique pourquoi il en existe de
nouveau.
Voyons brièvement son fonctionnement. Pour le
comprendre, on doit savoir de quoi il est composé en général. Il est composé d'une
enveloppe qui est une protéine appelée capside. Elle sert de protection pour
celui-ci et résiste à la chaleur (100 °C), aux agents chimiques
(désinfectants), aux antibiotiques ainsi qu'aux enzymes. Grâce à cette capside, il
peut changer de visage (mutation). Il contient une structure externe et/ou
accessoire, dont une autre enveloppe qui facilite la libération des virus hors de
la cellule ciblée et facilite la pénétration des virus par la méthode de fusion,
toujours sur la cellule cible. Poursuivons dans les accessoires, les spicules eux,
font un travail similaire à la seconde enveloppe en plus de dissoudre le mucus
protecteur et augmenter son adhérence aux cellules saines. Comme la capside, elle
peut faire apparaître une nouvelle forme. La queue sert de transfert de gènes
viraux à des bactéries.
Le degré de virulence d'un virus est la capacité de
celui-ci de s'installer dans les cellules d'une muqueuse, d'un tissu ou d'un
organe, de se multiplier et d'y causer des dommages, soit une infection.
Pour que le virus entre en action, il doit y avoir un site récepteur spécifique sur
la membrane de la cellule ciblée, comme une serrure. La clé étant certaines
molécules de la capside ou spicules. Ils sont alors complémentaires. C'est pourquoi
certains virus atteindront des cellules nerveuses ou épidermiques par exemple.
La pénétration de la cellule saine se fait de trois façons. Par injection en la
perçant, en pénétrant à l'intérieur et la détruisant, et par fusion en adhérant à
elle. Dans le cas de l'infection des bactéries, la queue sert de perceuse, car le
virus tient compte de l'épaisseur de la membrane qui est très rigide, pour par la
suite injecter son virion (venin).
Le virus à l'intérieur de la cellule
prend le contrôle de celle-ci. Alors pour se reproduire il se réplique par
centaines à l'intérieur jusqu'à éclatement sur d'autres cellules. Ou encore par
bourgeonnement. Lors de la réplique à partir de la membrane de la cellule saine
avec les spicules, il migre ou s'installe en la traversant pour se retrouver à la
surface. Pour en
sortir, il se sert d'un moyen de transport qui assure le passage de certaines substances à l'intérieur de la cellule à l'espace extra cellulaire. Par la suite arrachant une partie de la membrane avec les spicules, le bourgeon se coupe de la membrane et se retrouve libre, mais enrobée de la membrane de la cellule saine qui elle va pouvoir se coller à une autre cellule semblable et, etc…
La sortie du virus de la cellule se fait aussi à partir d'un réseau de
membranes formé par certaines parties de la cellule.
La cellule
infectée se retrouve comme une coquille vide, qui contient cependant quelques
spicules. Des restants ou vestiges de l'infection. La comparaison est semblable aux
dégâts après une tempête. Par contre, ces spicules servent d'antigènes pour un plan
de défense du système immunitaire.
On peut donc dire que le cycle d'un virus
est d'adhérer, de pénétrer, de se cloner, s'assembler et de se libérer. Voici
grossièrement comment fonctionne un virus. Alors, favoriser un système immunitaire
et lymphatique optimal et bon hiver.
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