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Les histoires vécues
au sujet de l'utilisation de l'ail comme antibactérien abondent dans la littérature
médicale. Un article qui figurait dans le Chinese Medical Journal attira un jour
l'attention du Dr Garagusi. Des médecins chinois de la province de Changsha étant
dans l'impossibilité matérielle et financière de se procurer de l'amphotéricine, un
antibiotique, eurent recours à une pratique traditionnelle consistant à administrer
de l'ail à leurs malades. Ils purent de cette façon réussir à traiter des patients
atteints d'une infection grave : la méningite à cryptococcus, en leur faisant
ingérer de l'ail. Onze des seize personnes ainsi traitées survécurent. Ce taux de
réussite était vraiment formidable considérant qu'il s'agissait là d'une infection
affectant la moelle épinière et le cerveau que même des antibiotiques puissants ne
pouvaient pas toujours contrer. Car pour réussir, ils devaient traverser la
barrière hémato-encéphalique afin de pouvoir s'attaquer aux bactéries.
Intrigué, le Dr
Garagusi consulta la documentation médicale sur l'ail. Ayant étudié l'histoire de
la médecine, il savait que l'ail avait toujours eu la réputation d'être une
panacée, chez les Égyptiens entre autres. Louis Pasteur lui-même constata, après
avoir mis de l'ail dans une boîte de Pétri en 1858, que les bactéries environnantes
étaient rapidement détruites.
L'ail est un
«aliment-médicament» très puissant. C'est ce qu'a également constaté le Dr Irwin
Ziment, professeur de médecine au Collège médical de l'Université de Californie,
Los Angeles, qui est d'ailleurs convaincu que plusieurs aliments sont des
médicaments très puissants. Il considère que la tendance actuelle est un retour aux
conceptions traditionnelles reconnaissant les propriétés thérapeutiques de la
nourriture. Il mentionne aussi à ce sujet qu'on a principalement utilisé la
nourriture comme remède jusqu'au XIXe siècle, jusqu'à l'apparition de l'industrie
pharmaceutique.
De multiples études
et recherches confirment aujourd'hui les propriétés des constituants de plusieurs
aliments-médicaments appelés aujourd'hui «nutraceutiques». C'est donc le cas de
l'ail et de son principal principe actif : l'allicine, et de ses éléments soufrés
qui, selon les constatations du Dr Irwin Ziment, m.d., peut faciliter grandement la
respiration chez les asthmatiques grâce à ses propriétés mucolytiques (permettant
de fluidifier le mucus) et mucocynétiques (permettant d'expectorer le mucus).
Voici, à titre
éducatif, la traduction d'un article écrit en 1993 par le Dr Pavel I. Yutsis, m.d.,
directeur médical du Advanced Preventive Medical Group.
AIL 1993
Par Pavel I. Yutsis, m.d., directeur médical du Advanced Preventive Medical Group
Aucune autre plante
connue dans l'histoire n'a été autant étudiée, autant utilisée et possède autant de
bienfaits que l'ail (Allium sativum). Il n'y a rien d'étonnant qu'à la fin d'août
1990 se soit tenu le premier congrès mondial sur l'ail à Washington D.C. où plus de
40 scientifiques de 15 pays ont présenté leurs découvertes scientifiques.
Le mot ail, en
anglais «garlic», tient son origine de l'anglo-saxon «gar-leac», ou «plante douce».
«Allium», le mot latin signifiant ail, est lui-même dérivé du mot celte signifiant
chaud ou brûlant. L'ail est de la famille des lis (famille Amaryllidaceae ou
liliaceae). C'est une plante vivace qui a été cultivée à travers le monde.
La composition de
l'ail est très simple : les bulbes d'ail sont composés de gousses individuelles
recouvertes d'une pelure blanche. Le bulbe d'ail est utilisé comme épice ou comme
herbe médicinale.
Historique
L'usage de l'ail
remonte plus loin que notre histoire écrite. Certains documents sanscrits
confirment l'usage de l'ail en tant que remède il y a de cela environ 5 000 ans. Il
a également été établi que les Chinois utilisent l'ail depuis au moins 3 000 ans,
l'ail a certainement été cultivé en Chine durant la dynastie Tang (618-907).
Le Codex Ebers, un
papyrus médical égyptien datant d'environ 1 550 avant Jésus-Christ, mentionne l'ail
en tant que traitement efficace pour une variété d'affections telles que maux de
tête, vers, tumeurs, hypertension, etc. Les ouvriers égyptiens des pyramides
anciennes l'utilisaient pour le traitement des problèmes de cœur et menstruels, les
maux de tête et les tumeurs.
À travers l'histoire
mondiale, l'ail a généralement été conseillé pour traiter les maux de gorge, les
maux de dents, la toux, les pellicules, les maux d'oreille, l'hypertension,
l'athérosclérose, l'hystérie, la diarrhée, la vaginite, etc. La documentation
historique sur les pouvoirs de l'ail est solide et vaste.
Les Européens
consomment pour une valeur allant de 250 à 300 millions de dollars de produits
d'ail par année. La consommation nord-américaine se chiffrerait à 500 millions de
dollars annuellement.
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