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L'ail et l'oignon
constituent pour l'organisme un réservoir de composés sulfurés. L'ail dont on
a vanté souvent les vertus contient de l'allicine (un composé sulfuré: un
thiosulfinate) très actif mais aussi très volatil.
Depuis 1950 par exemple, l'ail a fait l'objet de plus de 1 200 publications scientifiques dans des périodiques médicaux reconnus et depuis 1997, plus de 300 études ont été publiées sur le sujet. L'ail est le point de départ d'une chaîne de bioconversions, un processus par lequel l'alliine est transformée en allicine grâce à l'action d'une enzyme, l'allinase. Outre l'allicine, de nombreux autres composés sulfurés attirent l'attention des chercheurs: les sulfides, les dithiines, etc…)
L'oignon est
également riche en composés sulfurés et plusieurs scientifiques ont reconnu la
valeur de son "comgagnonnage" avec l'ail dans l'alimentation et sous
forme de supplément alimentaire.
Grâce à ses composés sulfurés, l'oignon peut faire obstacle aux modifications cellulaires précédant le développement de cellules cancéreuses. D'ailleurs, des scientifiques du M.D. Anderson Hospital et du Tumor Institute ont réussi à isoler à partir de l'oignon, un propylsulfide (un composé sulfuré) qui a réussi à inhiber, en laboratoire, les enzymes agissant à titre d'activateur d'une substance hautement cancérigène. Il est intéressant également de constater que des chercheurs de l'école de médecine dentaire de Harvard ont découvert qu'en ajoutant de l'extrait d'oignon à des cultures de cellules cancéreuses prélevées dans la bouche d'animaux, on freinait de façon significative la prolifération de certaines cellules et on en détruisait d'autres.
C'est sur les
sulfides contenus dans l'oignon et dans l'ail que l'Institut National Américain
oriente une partie de sa recherche, considérant que ces bulbes pourraient un jour
jouer un rôle de premier plan dans la prévention des processus cancéreux.
Le Dr Victor
Gurewich, cardiologue, jadis professeur de médecine à l'Université Tufts et
directeur du Laboratoire des recherches vasculaires Ste-Elizabeth de Boston, alors
qu'il était passablement découragé par les résultats des analyses de sang de ses
clients après une crise cardiaque, a découvert les merveilleuses propriétés des
composés sulfurés de l'oignon.
Ceux-ci pouvaient diminuer le mauvais cholestérol et augmenter le bon cholestérol.
Le célèbre Institut
Framingham du Massachusetts s'est aussi intéressé de façon très positive à ce
"compagnonnage ail-oignon" dans l'alimentation. En 1966, un
chercheur indien du K.G Medical College de Lucknow, le Dr N.N. Gupta a signalé pour
la première fois à la communauté scientifique internationale que l'oignon était
capable de compenser en partie les altérations qu'une alimentation riche en
graisses peut entraîner dans le sang. En 1975, une équipe de cardiologues et
de biochimistes de l'Université de Newcastle, en Grande-Bretagne, a pu isoler
plusieurs composés sulfurés de l'oignon et de l'ail. Et finalement, une
équipe de chercheurs de l'Université George Washington a fait des études très
poussées sur des agents biologiques qui ont été découverts il y a quelques années:
les prostaglandines des messages intercellulaires et intracellulaires. Mises en évidence en 1964, les prostaglandines sont maintenant à l'avant-scène de la biochimie médicale. Les Drs Jack Y. Vanderhoek, Amar Makhejs et John Martin Bailey de cette fameuse équipe de recherche de l'Université George Washington découvrirent que l'ail et l'oignon, et encore mieux, leur "compagnonnage", aident à prévenir l'agglutination des plaquettes, donc des caillots, en freinant l'activité de la prostaglandine A ou thromboxane et cela aussi bien que l'aspirine.
Les conclusions de
ces recherches nous aident d'ailleurs à comprendre pourquoi, à une certaine époque
en France, on avait l'habitude de donner de l'ail et de l'oignon aux chevaux afin
de dissoudre les caillots qui pourraient se former dans leurs pattes.
Il devient donc
évident que le fait de consommer de l'ail et de l'oignon crus est une excellente
habitude santé.
Le fait cependant de prendre régulièrement un supplément alimentaire contenant les composés sulfurés de l'ail et de l'oignon, dont l'allicine, en dragées entérosolubles, est une "assurance santé soufrée" dont on ne peut se passer, compte tenu de sa valeur inestimable.
La préparation
entérosoluble minimise le dégagement de l'odeur caractéristique de l'ail et de
l'oignon provoquée par les sulfides (allyl methyl sulfide et diallyl disulfide).
Il est recommandé d'en consommer de 1 à 2 par jour avant le repas.
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