Assis sur toi,
À regarder l'immensité dans la nuit
À contempler l'horizon
Et à s'apprivoiser.Assis sur toi,
À écouter le vent passer
Le sentir me transpercer de son froid
Parfois si dur, parfois si doux.
Assis sur toi,
Pendant toutes ces années
Tu m'as appris
Tu m'as enseigner.
Assis sur toi
À me découvrir de jour en jour
Et parfois bien sûr de nuit en nuit
La visite était rare, mais j'étais bien.
Assis sur toi,
Je me souviens de ces nuits
Où ma tendre douce m'appelait
Très tard pour me dire qu elle pensait à moi.
Assis sur toi
Elle m'a partagé avec toi
Elle savait à quel point tu comptais pour moi
Et à quel point je n'avais pas peur du froid.
Assis sur toi
Moi et toi seuls, où tout le monde était dans son rêve
J'étais assis là à regarder au loin, ce spectacle d'étoiles
Et combien de frissons, de sensations tu m'as fait vivre
Aujourd'hui je ne suis plus près de toi
Mais combien tu es restée en moi, toi!
Comment pourrais-je oublier un seul de ces instants?
Qui peut croire, qui pourrait croire que moi et toi avons été ensemble tout ce temps?
Et sois sûre d'une chose, je n'ai rien oublié de tout ce que tu m'as montré.
Quand je suis descendu la dernière fois, j'ai jeté un dernier regard sur toi,
Je me suis retourné et j'ai pensé à ce jour où l'on m'avait dit:
« Si tu ne pars pas, elle t'enverra».
Jamais je n'aurais cru que cela puisse être vrai
Et la parole de cet homme me restera toujours :
«Tu te dois d'amener en bas ce que tu a appris là-haut
Et le monde d'en bas n'est pas le monde d'en haut.
Prends garde à toi, et pense toujours à elle
Car tu es en elle, et elle en toi.»