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à Normand et aux êtres que l'Amour détermine
encore nos rires légers
dans la blancheur du petit matin nous allons seuls et doux
comme une caresse incessante dans les effluves fébriles chiffonnés
de la nitescence nouvelle j'écoute tes mots lents et vrais
qui enflamment ma peau et mes pensées tu racontes mon regard sur toi
or de la pluie rayon de lune feu du soleil
air de la lande pureté de l'eau mouvement des astres
d'un baiser aux lèvres de l'aurore
nous franchissons les tremblements les soubresauts
pour approcher atteindre dépasser les promesses de nos chants unis harmonieux
dans des odeurs inconnues et des râles et des cris et des larmes
et des élans accueillis dans la joie miroir d'une nuit rayonnante diffuse
partis avec patience suivant des parcours inusités alchimiques
perdant à jamais nos repères dans la découverte qui déleste offrande
et fusion goût de ciel de galaxie d'univers
sensation de puissance calme assurée fastes superbes scintillements bus avalés
connaissance du monde et de sa transcendance humilité et infinité
contemplation
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