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J'apprends à lire le premier sommeil du visage endormi.
Je l'accompagne avec les fées rieuses et les ombres mystérieuses.
Ma main sur son front recueille les petits mouvements de sa jeune vie.
J'embrasse ses chevilles, ses doigts, ses paupières,
Et près de sa joue, je touche l'âge qui revient trembler
Fontaine de l'ardeur que le temps sépare pour croître
Aussitôt que se répand le trait d'union qui grandit
Ouverture tressaillante où se déroule l'existence
Mots jusqu'à la parole imaginée que j'écoute Quand dort encore l'aube.
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