Sur la frêle page se posent un soir les couleurs de la candeur.
La plage lisse boit la liqueur.
Vont paître docilement les mouvances de la palette avant de gésir, comme mortes, pour dire l'histoire d'un désir.
La pluie pailletée
choit sur le sort d'une déesse dont la peau des cuisses est frileuse.
La frénésie de la beauté, eau de folie, éclate en elle et l'amène doucement sur une mer de rires.
Des lèvres sur son cou étalent un baiser chaud qui lui fait croire au pouvoir du mystère de celui qu'elle veut.
Son pâle corps est une braise incessante dont elle vit.
Être d'émotions mystiques, sa mémoire se base sur les ondées d'ivresse.
Elle serre entre ses mains le gage d'amour qui s'effilochera avec le chant de l'aube.
Diaphane nuit où elle a vu briller le plaisir dans son lit de paille.
Il était beau et nu, il lui a donné le bonheur avant de s'estomper dans le rose des récifs où se
brisent les vœux de peu de durée.
Une lettre sauvage en hâte est venue différer la monotonie du temps fade, fresque immobile qui relate la paix où a osé glisser une
reine gracile qui peint avec ses larmes.