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Déjà,
de pétales et de cendres, dans l'air opaque du soir étriqué, quand surgit le cri
rectiligne que longtemps l'assassinée a retenu, le sol du temps couve en ses boues
guérissantes la possibilité de l'apaisement indispensable à la force renouvelée.
Depuis,
sous le ciel en lambeaux, se répand le silence inentendu du visage composé de la
violence dans la soudaineté assourdissante, de la colère dans la voix immédiate, de
l'obsession dans la haine destructrice.
Alors,
de l'affrontement persiste l'écho de la palpitation dernière parce que l'humanité
caractérise les êtres de traumatisme et d'imagination, de souvenir et
d'anticipation, de mémoire et de consolation dans les parois mouvantes du
labyrinthe de la pensée qui s'égare à répétitions.
Puisque,
émergeant de la bave hargneuse, la mort de la tristesse mène à l'éveil lorsque la
douleur se révèle parcours dans les circonvolutions de la persistance du tourment,
le mal ne peut cesser qu'avec la parole, le partage, la compréhension, la
compassion, la réparation.
Longtemps,
j'ai été seule contre tous et toutes à savoir et à ressentir, blâmée de ma
souffrance et de mon désarroi parce qu'en moi traînaient les conséquences
filandreuses devenues fibres de mon être à jamais.
Désormais,
je sais que mon histoire s'inscrit dans une continuité où s'imbriquent saletés et nausées, dénis et méchancetés, mots et interpellations, vérités et pardons vers la lente élaboration de la conviction que malgré les rages qui me ciblent, les injustices qui m'écrasent, les accablements qui m'humilient, je ne suis pas coupable d'exister.
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