J'ai fait un rêve la semaine dernière. Vous savez comment on peut voir des choses bizarres dans un
rêve! Des images sans suite, des phrases décousues, qui n'ont aucun rapport avec la réalité. On sait que tout cela provient de l'activité électrique du cerveau qui a
besoin de s'épivarder un peu après avoir passé des heures astreignantes sous la férule du surmoi. "Fais
ceci! Ne dis pas ça! Tu ne dois pas penser comme cela parce que ce n'est pas logique!" Autant de contraintes qui s'évanouissent dans le rêve!
Des choses qui n'ont pas d'allure!
En autant que je puisse en reconstituer certaines séquences, cela a
commencé avec des administrateurs publics qui protestaient parce qu'on voulait les obliger à rendre compte de certaines omissions dans les prévisions budgétaires.
Il y en a même un, si je ne m'abuse, à qui on demandait de rembourser une partie des montants excédentaires que le gouvernement avait du débourser
suite à un manque de rigueur dans sa gestion, voire même certaines négligences survenues sous sa direction.
Je vous le dis, des choses qui n'ont pas d'allure!
Il y avait aussi un haut fonctionnaire de la voirie. Si je ne me trompe pas, on voulait le forcer à démissionner pour une histoire de délais et d'échéanciers non
respectés sous prétexte que cela aurait désorganisé bien du monde et aurait même entaché la réputation d'efficacité du ministère auprès des contribuables!
La responsabilité commence par soi-même.
Et puis, il y avait un petit groupe de professeurs, mais je ne me souviens pas aussi clairement de cette partie-là de mon rêve.
Pour le peu d'image qui m'en reste, il me semble qu'ils discutaient de stratégie et de budget publicitaire pour la campagne de recrutement dans le but d'attirer
plus d'étudiants à s'inscrire à leur école au lieu de celle du quartier voisin l'année suivante.
e me demandez pas comment c'était arrivé, mais ce groupe de profs ambitieux avaient choisi d'être payé en fonction de leur rendement et, depuis ce jour,
certains avaient sensiblement amélioré leur salaire en plus de s'enthousiasmer à relever des défis.
Je crois me souvenir que le groupe s'était constitué à partir de quelques enseignants préoccupés de leur crédibilité en ce sens qu'ils se demandaient
comment ils pourraient prétendre éduquer des jeunes à devenir des adultes responsables s'ils ne commençaient pas eux-mêmes par assumer leurs
propres responsabilités comme éducateurs.
Et c'est ainsi que de fil en aiguille, en partant du principe que l'on transmet
beaucoup plus nos messages et surtout que l'on inculque beaucoup plus des valeurs à partir de ce que l'on est qu'à partir de ce que l'on dit, l'idée leur était
venue de se porter garant de la progression de leurs étudiants.
Tout ce que l'on demandait, c'était une détermination égale des parents. En
peu de temps, ils étaient parvenus à attirer une clientèle plus intéressante et… vous connaissez la suite!
Pas question que le client en fasse les frais!
Dans une autre portion de mon rêve, j'ai assisté à la conversation téléphonique entre le responsable du service à la clientèle d'un important manufacturier qui
était en communication avec un client pour s'excuser des inconvénients et des désagréments occasionnés par le bris de la tondeuse que ce Monsieur avait
achetée trois mois auparavant.
La compagnie en question en avait été rapidement informé par le détaillant qui
lui avait vendu l'appareil et tenait à assurer notre homme qu'elle ferait tout en son pouvoir pour lui minimiser les inconvénients de ce malheureux incident de
parcours. Soit que, on avait voulu aller trop vite ou bien on avait surestimé la fiabilité d'un nouvel engrenage.
Quelle que soit la cause de cette défectuosité mécanique, c'était leur erreur et non la sienne. Il n'était donc absolument pas question que ce soit le client qui,
en plus de ces inconvénients, ait à en faire les frais.
Il n'était donc pas question donc que Monsieur soit obligé de s'occuper
lui-même de retourner la tondeuse au manufacturier (dans son emballage original, évidemment!). On allait passer prendre l'appareil défectueux chez-lui et
lui en prêter un autre en attendant, en plus de lui donner un certificat d'achat pour je ne me souviens plus quel montant, applicable sur un autre de leurs
différents produits.
C'était, selon le porte-parole, la moindre des choses que la compagnie pouvait
faire! Après tout, on tenait à ce que Monsieur garde une bonne opinion de l'entreprise et qu'il reste convaincu de la qualité de ses produits.
Mais surtout, on voulait lui prouver dans les faits que les promesses faites dans leur publicité sur l'importance accordée à la satisfaction du client n'étaient pas
que des paroles en l'air pour attirer les acheteurs.
Dans l'entreprise, on accorde énormément d'importance à la satisfaction du
client et on est prêt à faire ce qu'il faut pour le démontrer. Bien sûr, l'erreur est humaine et il peut se produire des incidents malheureux à l'occasion. Mais
nous seront les premiers à l'admettre et à tenter l'impossible pour corriger la situation, surtout en évitant que ce soit au détriment du client.
Voilà, avait-il dit en conclusion, ce qui nous différencie de la compétition. Et on a espoir qu'à court terme, cela fera toute la différence!
Quand je me suis réveillé, je me suis empressé de noter ces bribes de souvenirs! Vous conviendrez avec moi qu'Il y a de quoi faire rêver!