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Depuis
quelques décennies, on entend beaucoup parler d'internationalisme, de
mondialisation et de globalisation des populations et des cultures à un point tel
que certains individus, soucieux de se maintenir à la fine pointe de ces soi-disant
nouvelles valeurs planétaires, se présentent comme citoyens du monde de préférence
à s'identifier à leur patelin d'origine. Ils refusent systématiquement tout ce qui
réfère à la nostalgie du bon vieux temps pour reprendre une expression consacrée.
Or,
une grande partie de notre identité nous vient de notre vécu d'où s'échafaudent nos
expériences qui ont fait de nous qui nous sommes tout comme tous les souvenirs par
lesquels on s'y rattache. C'est en bonne partie ce qui fait notre originalité, ce
qui nous distingue et nous singularise.
À
titre d'exemple, les émotions éprouvées par un québécois à la fête de Noël ne sont
certainement pas les mêmes que celles d'un nigérien ni celles d'un birman. Il
serait en effet surprenant que toute l'importance accordée par le premier au chant
du « Minuit Chrétien » soit ressentie pareillement par les deux autres.
Et on pourrait multiplier ces distinctions à l'infini.
Voilà
donc autant de souvenirs qui ne font pas vibrer pareillement tous les habitants de
la planète et il est bien que ce soit ainsi. Cela nous distingue, nous
individualise et nous confirme dans notre identité à partir de nos racines ; une
identité qui se trouve elle-même chargée de valeurs et d'émotivité.
Or
prôner le cosmopolitisme ou le multiculturalisme, c'est tendre à réduire ces
différences pour accroître les ressemblances afin de rapprocher les peuples. L'idée
est noble à la base, mais elle comporte des dangers d'application désastreuse. Il
suffit de voir l'invasion des « fast foods » partout dans le monde pour
s'ennuyer des petits bistros qui faisaient l'originalité d'un pays.
D'où
l'importance de miser sur les valeurs qui nous inspirent et nous font vibrer parce
qu'elles sont porteuses de notre identité. *
Alors,
ne boudons pas notre plaisir d'une bonne dinde avec sa farce. Et Bonne Année tout
le monde.
*(extraits
de mon volume intitulé : Les gens épanouis.. réussissent mieux ! Éditions
Quebecor, 2003, ) pages 161-162)
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