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Une
des premières réponses que la majorité des gens font quand on leur demande comment
ils s'y prennent pour se détendre, c'est de dire qu'ils prennent de grandes
respirations.
Toutefois,
si vous les observez attentivement, vous remarquerez que bien souvent, ils font un
effort musculaire pour respirer! Ils bombent le torse et surélèvent les épaules,
comme pour créer davantage d'espace dans la cage thoracique afin d'y faire entrer
le plus d'air possible.
Pour
faire cela, ils se servent de leur musculature. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un
effort extraordinaire, ils forcent quand même! Ils ne sont donc pas vraiment en
état de détente pendant ce temps-là! La preuve? Demandez-leur de relâcher les
épaules ! Vous les verrez tout de suite baisser et revenir à leur vraie place!
En
fait, ils utilisent leur muscles à peu près de la même façon qu'un athlète se
préparant à fournir un effort maximal alors qu'il cherche à ramasser toutes ses
énergies pour poser un geste d'éclat, que ce soit pour exécuter un tour de force ou
un saut en longueur! Ça, c'est une respiration de compétition, une respiration
d'alarme ou de combat. Alors, on dirait qu'il y a contradiction entre l'objectif
initialement recherché et le moyen utilisé!
Le
but visé, il me semble, c'était de se détendre et non pas de se préparer à la
guerre! Alors, ne faudrait-il pas faire le contraire? C'est-à-dire qu'au lieu de
forcer pour insuffler l'air dans ses poumons, il vaudrait mieux s'efforcer de faire
le vide, créant ainsi un appel d'air tout simplement en abaissant l'abdomen.
Il
est vrai qu'au plan de l'esthétisme, ce n'est pas tout à fait le genre de mouvement
qu'on prône dans les cours de mannequin. Mais justement, on ne tient pas non plus à
être constipé et encore moins anorexique.
Ce
qu'on cherche, c'est la libre circulation de l'énergie dans notre organisme par
l'apport d'air frais chargé d'oxygène. Alors, on inspire en utilisant la
musculature abdominale pour aspirer l'air vers le bas! Et vous verrez vos épaules
revenir à leur place! N'était-ce pas la détente que vous recherchiez?
En
deux mots, quand on est stressé, on est porté à serrer et on force pour faire
entrer l'air alors qu'en fait, il vaudrait mieux:
1-
Faire un temps d'arrêt et prendre conscience de sa respiration. En fait, il s'agit
de mouvements qu'on fait de manière tellement automatique qu'on ne se rend même
plus compte de comment on le fait! Il arrive parfois qu'on y mette beaucoup plus
d'efforts que nécessaires sans qu'on s'en rende compte!
Voilà
pourquoi on suggère de commencer par prendre quelques minutes pour porter attention
à votre manière actuelle de respirer! Souvent, ce simple fait amène déjà les gens à
ralentir.
2- Alors donc, concentrez-vous sur votre respiration,
· prenez-en conscience et inspirez len - te - ment, par le nez,
· et focussez sur l'air qui emplit vos poumons,
3- Utilisez votre musculature abdominale et non celle du thorax,
· en
soulevant la région moyenne de la poitrine et en abaissant l'abdomen au lieu de
rentrer le ventre comme on fait en culture physique.
·
faites passer l'air au fond des poumons en continuant à inspirer, puis finissez en
remplissant jusqu'en haut (on remplit de bas en haut).
· relâchez votre front, les mâchoires, le cou, etc.
·
maintenant, commencez par expirer doucement d'abord puis, à la fin, faites un
deuxième effort pour expulser l'air vicié qui serait resté dans vos poumons.
· à
la fin, relâchez le tout et laissez une nouvelle bouffée d'air frais s'engouffrer
et remplir le vide que vous veniez de créer dans vos poumons.
Voilà
comment, en portant un peu plus attention à un geste aussi machinal que notre
respiration, on peut corriger des façons de faire qui étaient loin de nous aider.
Franchement, qui a besoin de se gonfler à bloc à l'instant même où on souhaitait
relaxer et se détendre?
Texte
tiré du volume : Les gens épanouis… réussissent mieux ! André Gareau, Québécor, 2003
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