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Il
est possible de nous adapter aux changements provoqués par le temps. Nous pouvons
améliorer notre mémoire, conserver une intelligence intacte et continuer à
fonctionner normalement jusqu'à un âge avancé. « Les neurones sont au nombre
d'environ cent milliards et l'on constate médicalement qu'à l'âge de 90 ans,
seulement 20% d'entre eux sont détruits, en l'absence de maladie, naturellement.
Ainsi c'est bien la paresse qui est responsable de notre « déficience »
de mémoire, et non l'insuffisance de matière grise. En l'absence de stimulations,
les neurones se « reposent » et se rouillent ». C'est
alors que toute volonté de mémoire demande un effort intense,
un déblocage de ces circuits de neurones pour remettre la machine en
marche. »1 (Isnard Guillemette, Améliorer sa Mémoire, éditions du Méridien, p.
157)
Nous
avons tous de la mémoire. N'avons-nous pas appris à lire, compter, nager, conduire
une automobile, jouer d'un instrument ? Chaque jour, sans nous en rendre compte,
nous retenons les détails les plus variés : la liste d'épicerie, le chemin que
nous devons parcourir en voiture pour se rendre au travail, les changements de
métro et j'en passe. Mais pourquoi avons-nous de la difficulté à nous souvenir du
nom d'une personne que nous rencontrons pour la première fois, d'un numéro de
téléphone ? Certaines informations sont oubliées en quelques secondes.
En
fait, la mémoire est un mécanisme complexe qui fonctionne généralement en dessous
de son rendement potentiel chez les personnes qui ne l'exercent pas. Il est
rassurant de savoir que nous pouvons apprendre à développer notre mémoire.
Il
importe de savoir que le cerveau a besoin de 10 à 20 secondes pour enregistrer une
information nouvelle. Par ailleurs, si l'on retient à peine 20% de ce que l'on
entend, on constate que les données liées à un sentiment ou à une émotion comme la
peine ou la joie s'imprègnent plus facilement dans notre mémoire à moyen et long
terme.
Les
stimuli ont donc besoin de passer par les sens et le cœur pour être enregistrés par
le cerveau. Lorsque vous recevez une information, celle-ci se propage dans les
neurones, qu'il s'agisse d'une simple parole, d'un beau paysage ou d'un message
complexe. Si vous n'êtes pas attentifs durant les 20 premières secondes, tout
disparaîtra. Le manque d'attention et de concentration interagit sur cette première
phase de la mémoire. Les personnes du troisième âge sont spécialement sensibles à
ce manque de mémoire immédiate.
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