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Le
vaudou en même temps que la sorcellerie, sont des sujets de films d'horreur
sanguinolents.
Des histoires d'orgies, de sacrifices et de potions magiques apeurant les spectateurs enfoncés dans leur fauteuil.
Mais,
pour des milliers de disciples, ces cultes religieux depuis le début des temps
appartiennent à la vie quotidienne.
Le vaudou est-il aussi maléfique qu'il paraît au premier abord ?
Quelle
est la véritable signification des cérémonies et rites secrets célébrés
régulièrement à Haïti, le pays d'origine du vaudou ?
Pour
quelqu'un comme nous, nous sautons immédiatement à la conclusion que c'est de la
magie noire des plus lugubre, mais derrière cette facette se dissimule un culte
religieux qui a évolué et s'est épanoui en harmonie avec la spiritualité d'un
peuple.
L'homme
a toujours ressenti le besoin d'exercer un pouvoir sur son environnement. A
l'époque préhistorique, des rites magiques permettaient d'assurer le succès des
expéditions de chasse.
La même philosophie existe dans les pratiques magiques contemporaines comme le vaudou.
Avec
l'évolution de l'homme, ses besoins changèrent, au départ cela concernait les
nécessités vitales, la magie devint peu à peu un moyen d'obtenir l'amour, la
vengeance et la richesse et ce, grâce à des rites spécifiques adressés soit au
démon ou un personnage divin approprié pour aider le magicien dans son travail.
LA PRATIQUE DU VAUDOU :
Si
l'on trouve des formes altérées de vaudou en Amérique latine et aux Etats-Unis, le
véritable berceau du vaudou est cependant Haïti.
Les
cérémonies qui le caractérisent sont le résultat d'un mélange de magie apportée par
les colonisateurs français et de pratiques tribales par les esclaves originaires
d'Afrique.
Au
XVIIe siècle, ce mélange apporta la naissance à des rites magiques qui sont à la
base du vaudou actuel.
Le
culte des loa
ou mystères ( misté ) aussi appelés invisibles, constitue l'objet essentiel du vaudou. Les loa sont des esprits surnaturels ancestraux, aux personnalités les plus diverses, qui prennent possession de leurs fidèles qui se déroulent dans l'houmpho ( sanctuaire vaudou ). Ils peuvent aussi être invoqués par le prêtre dans des pots spéciaux si il veut les consulter seul.
Le
houngan vaudou ( le grand prêtre ) ou la mambo ( la prêtresse ) sont à la fois
guérisseurs, des magiciens, des conseillers familiaux, mais aussi d'organisateurs
de divertissements public.
Conseiller
attitrés de leur communauté, ce sont également des guides politiques très influents
dont les hommes d'État cherchent à s'associés.
Le
houmpho traditionnel est recouvert d'une toiture en chaume ou en tôle ondulée. Le
sol est en terre battue. Des poteaux soutiennent le houmpho et celui du centre, le
poteau-mitan est le pivot des danses rituelles. Son sommet désigne le milieu du
ciel et sa base le centre des enfers.
Représentant
le legba ( le loa suprême ), il est ornementé de deux serpents, le serpent
double symbolisant toute connaissance spirituelle.
Le poteau- mitan joue le rôle d'un long tunnel par lequel les loa pénètrent dans le monde matériel.
Ceux-ci
sont invoqués lors de cérémonies exécutées par le hougan ou la mambo qui dessinent
les symboles représentant le loa invoqué ( le vèvè ) avec des poudres colorées.
Pour le séduire on lui offre de la nourriture, des parfums et des sacrifices d'animaux.
Le
loa s'empare d'une des personnes présentes ou initié. Accompagné par le balancement
des drapeaux rituels, des chants et du battement des tambours, l'initié demande au
prêtre de lui donner les emblèmes associés au loa ( un costume ou un parfum
particulier ).
Cette
forme de possession spirituelle constitue une spectacle extraordinaire pour les
rares spectateurs autorisés à y assister.
Le
but de ces cérémonies est double : invoquer les esprits et augmenter le nombre
d'initiés.
Le
vaudou peut-être très positif et évidemment très négatif aussi comme la magie noire
et la magie blanche. Mais comme dans n'importe quel domaine il y a du positif et du
négatif et cela dépend toujours avec quel esprit on s'en sert, celui du bien ou du
mal.
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