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Les mauvais esprits sont-ils capables de violence physique contre les êtres humains ?
Doit-on recourir à un exorciste ?
Depuis
le début des temps, les hommes acceptent l'existence d'un monde des esprits et
pensent que la vie n'est qu'un combat sans fin contre le mal.
Ils admettent que des esprits soient en mesure de prendre possession de maisons comme les (poltergeists) et que des démons pénètrent dans les corps.
La
possession physique par un démon (bon ou mauvais) était la plus terrible des choses
qui pouvait arriver à une personne (homme ou femme).
Les
signes de possession étaient très faciles à reconnaître : les victimes
perdaient du poids, avaient des fièvres très élevées, des convulsions, elles
pleuraient ou criaient d'une voix étrange et parfois même vomissaient des objets
tels que du verre ou des aiguilles.
Dans
ce cas, on ne consultait pas un médecin car ces signes n'étaient jamais reliés à
une maladie physique. Une seule personne était appelée au chevet du
"malade"; l'exorciste.
Le
terme d'exorcisme vient du mot grec exorkistês, (conjurer un serment). Il
constitue la partie essentielle du rituel utilisé pour chasser un démon d'un lieu
ou du corps d'une personne.
Quand
une personne était possédée, l'exorciste
(prêtres ou laïques) l'accompagnait dans une église, l'aspergeait d'eau bénite, d'encens et de reliques sacrées et récitait des prières pour chasser le démon de son corps et de la terre. C'est alors que le véritable combat commençait.
Les
démons résistaient et poussaient leur victime à refuser l'aide de l'homme de
l'église en hurlant des blasphèmes et des obscénités.
Il fallait maintenir le possédé qui se contorsionnait et grinçait des dents.
Les
exorcismes duraient des heures, voire des jours car un démon partait un autre
prenait sa place.
L'exorciste
courait de grave dangers car il pouvait lui-même devenir possédé. Un prêtre
constituait une victime de premier choix pour des démons acharnés.
Les
exorcismes atteignirent le paroxysme au XVII siècle et au début du XVIII, lorsque
la "chasse aux sorcières" envahit l'Europe et l'Amérique. Les rituels
devinrent chose courante et étaient exécutés sur toute personne avec des
comportements suspects.
Les
sorcières étaient responsables de l'intrusion de démons dans les humains ou les
maisons. Alors, elles furent torturées et brûlées. À partir de ce moment, les
méthodes utilisées pour guérir les "possédés" devinrent de plus en plus
élaborées.
Ce
n'est qu'au milieu du XVIII siècle que ces rituels furent abandonnés et considérés
comme des superstitions dépassées.
Avec
l'essor de la science, les possédés furent étudiés par les médecins et on
diagnostiqua des épileptiques, des schizophrènes, et des fous mais certains
phénomènes (comme les maisons hantées ou des maladies incurables) continuent à
défier toute logique. Alors, l'exorciste sort de l'ombre et a recours à des
rites très anciens pour obtenir des résultats là où les autres méthodes ont échoué.
L'exorcisme est un sujet très controversé au sein de l'Église.
Officiellement
ni l'église catholique ni l'église anglicane n'en reconnaissent les rites, de
nombreux diocèses possèdent des vicaires ou des prêtres qui savent exécuter une
"dépossession" si l'évêque la juge nécessaire.
En
1963, l'église anglicane lança une enquête à ce sujet et conclut que: "chaque
évêque de diocèse devrait nommer un prêtre aux fonctions d'exorciste du
diocèse".
Aujourd'hui,
nous avons encore des cas de possessions. Nous en avons eu un à Montréal récemment,
celle d'une fillette, à peine âgée de 3 ans, et les parents ont eu recours à
un exorciste, mais heureusement après un dur combat, la dépossession fut une
réussite totale.
Nous
ne sommes pas à l'affût de ces événements, mais il semble que ce soit moins
fréquent de nos jours, mais est-ce la vérité ? Sont-elles toujours aussi
présentes ces possessions ou tout simplement cachées ?
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