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Pourquoi,
diable, des adultes diplômés, donc supposément intelligents et au fait des choses
de l'esprit, s'obstinent-ils à utiliser le mot « enfant » pour désigner des jeunes
qui ont plus d'une douzaine d'années ?
Ça
prend pas la tête à Papineau pour savoir que rendu à 12, 14 ou 16 ans, l'insulte
suprême pour un jeune, c'est qu'on s'adresse à lui comme un enfant. Alors, faudrait
pas s'attendre à ce qu'ils apprécient bien gros ceux qui les désignent comme tel.
Si quelqu'un cherchait une façon de nuire à la bonne communication, on pouvait
difficilement trouver mieux.
Ces gens-là ont-ils perdu la mémoire ?
Il
me semble qu'on se souvient tous combien on trouvait ça humiliant quand nos parents
nous disaient (surtout si c'était devant nos amis)
- «Je veux que tu sois rentré à 9 heures»
Ça nous mettait en… !
- «C'est pas juste, ça n'a pas d'allure ! Je ne suis plus un enfant».
On regimbait, on chialait, on se débattait comme un diable dans l'eau bénite
A
cet âge-là, on veut déjà voler de nos propres ailes et on ressent chaque contrainte
parentale comme une atteinte à notre autonomie. Souvenons-nous combien qu'on
trouvait ça injuste, pour ne pas dire insultant !
Alors,
imaginez ce que les jeunes se disent dans leur for intérieur quand ils entendent de
soi-disant «grandes personnes» pleines de condescendance (comme l'ex-juge Ruffo et
ses semblables) ou même tout simplement les Ministres de l'Éducation et autres
experts quand ils parlent « des enfants à l'école ».
Hey,
wake up ! Quand un ou une jeune en est rendu à en taxer d'autres, à voler pour se
payer des trips ou de porter des strings pour séduire et faire des blowjobs (même
si c'est pas pour de mauvaises raisons), ce n'est plus brillant de référer à eux en
disant « les enfants ».
Remarquez
que les vrais délinquants y trouvent leur compte puisqu'ils en profitent, assurés
qu'ils ne seront pas traduits en justice chez les adultes. Une vraie farce !
Tout
ce que cela fait, c'est vous couvrir de ridicule et enlever au monde des adultes le
peu de crédibilité que d'autres essaient tant bien que mal d'y ramener.
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