Le stress est omniprésent dans nos vies et on aurait tous avantage à trouver des
moyens pour nous aider à y faire contrepoids. J'en parle de cette façon parce qu'il serait illusoire de vouloir l'éliminer, comme certains s'entêtent à dire,
comme si c'était possible. La vie étant ce qu'elle est; aussi bien dire qu'il faudrait changer de planète! Rassurez-vous, nul besoin d'apprendre à faire des
« sparages ultra spéciaux » pour y arriver. Il suffit de prendre l'habitude de faire des temps d'arrêt, autant pour ménager son système nerveux que pour
maintenir son équilibre et sa santé mentale. Mais, pratiquement, comment y parvient-on ?
On sait qu'il n'est pas nécessaire de virer le monde à l'envers ni d'attendre les vacances pour le faire. Ça se fait en quelques minutes, où que l'on soit et
n'importe quand.
en 2 à 5 minutes
L'idée, c'est de faire une pause pour se changer les idées, de respirer par le
nez, de décrocher ! Bref, se changer de longueur d'ondes !
Comment on fait cela ?
Il s'agit de faire diversion, un bref décrochage mental. Ce n'est pas compliqué
et ça se fait en un clin d'œil !
Au travail, on se lève de sa chaise, on s'étire, on prend de longues respirations,
sans forcer et surtout, on pense à tout autre chose que ce qui occupait notre esprit avant de faire cette pause. Car le temps d'arrêt, c'est essentiellement
d'interrompre ce qu'on faisait et de se placer sur une autre longueur d'ondes.
Alors, pas question par exemple d'aller fumer dehors en continuant à réfléchir
sur le même dossier, pas plus que d'aller en discuter avec les collègues; on décroche complètement, cinq minutes ! On change le mal de place comme on dit.
Et souvent, 5 minutes suffisent pour décompresser puisque le cerveau fonctionne en millième de secondes et qu'il peut assez vite récupérer, à
condition toutefois qu'on lui en donne la possibilité. Alors 2 fois le matin et 2 fois l'après-midi on se lève,
- on marche et « on respire par le nez ! ! ! »
- on bouge un peu, on s'étire,
- on dénoue les muscles, on relâche.. le cou, les mâchoires, les épaules, alouette..! Ah..!
En fait, on devrait faire cela le plus souvent possible, n'importe où,
- dans l'auto, en attendant un feu de circulation,
- dans l'ascenseur,
- en attendant que le système téléphonique de l'endroit où vous appelez cesse de vous répéter à quel point votre appel est important pour eux et
que quelqu'un finisse par vous répondre !
- un peu partout et n'importe quand, finalement !
Et alors, on pense à quoi pendant ces cinq ou huit minutes ? Hé bien, ça dépend de vous, de vos goûts et de votre caractère. Certains se rappelleront
des moments de leurs dernières vacances, d'autres penseront à Britney .., alors que d'autres traceront des plans pour investir les millions qu'ils ont gagné
à la loto dans leur rêve..!
L'important, comme disent les athlètes, c'est de faire un transfert de poids
psychologique, c'est-à-dire de laisser reposer certains des circuits neurologiques et d'activer à la place, certains muscles de votre corpulence qui
risquent de s'ankyloser.
Voilà pourquoi on aurait tous avantage à dresser tout de suite une liste de trucs
qui pourraient vous aider à décrocher à partir de ce que vous êtes et des conditions dans lesquelles vous fonctionnez habituellement.
* tiré de mon volume intitulé : Les gens épanouis.. réussissent mieux ! Éditions Quebecor, 2003; disponible directement chez l'auteur si vous ne le trouvez pas
en librairie. )