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De
nos jours, on est confronté à chaque instant les différentes épreuves de la
vie : les maladies, la tristesse, la vieillesse, le deuil etc. L'être humain doit
apprendre à les gérer diligemment et de se lutter continuellement pour ne pas
tomber dans le creux de désespoir et de déprime. Cependant, les efforts humains ont
une certaine limite et les émotions emportent souvent sur la logique et la volonté.
Depuis
que je pratique le Feng Shui , ma vie a changé drastiquement et ce de façon très
positive. Et le Bouddhisme m'a beaucoup aidé dans l'acheminement de ma vie. Ce que
j'aime de Bouddhisme est qu'il n'est pas une religion où je dois avoir une croyance
absolue ou je dois le pratiquer religieusement. C'est une belle philosophie de la
vie qui m'a permis d'élucider ma voie et mes souffrances ont été allégées.
J'aimerais
partager avec vous mes connaissances sur le Bouddhisme et vous faire connaître sa
philosophie qui pourrait vous transformer la vie.
Origine de Bouddhisme
Le
Bouddhisme fut fondé en Inde par le Bouddha Shakyamuni, dont le nom d'origine était
Gautama Siddharta. Il naquit prince du clan Shakya qui régnait sur l'un des petits
royaumes de l'époque. Après son illumination, on l'appela Shakyamuni, le "sage
des Shakya". La tradition bouddhique de l'Asie orientale situe la naissance de
Shakyamuni vers le X° siècle avant J.-C., mais les chercheurs d'aujourd'hui
s'accordent pour dire qu'il vécut probablement au VI° ou V° siècle avant J.-C. La
date exacte est difficile à fixer avec certitude parce que les Indiens de l'époque
conservaient peu de précisions historiques, pensant que les enseignements d'un
maître étaient plus beaucoup plus important que les dates de sa vie.
Aujourd'hui,
toutes les doctrines, les pratiques et les croyances issues des enseignements de
Shakyamuni sont englobées sous l'appellation de "bouddhisme". Ce terme
vient de "Bouddha", l'"Eveillé" ; un bouddha est celui qui
s'est éveillé à la vérité éternelle et immuable de tous les phénomènes. Le but
ultime du bouddhisme est que l'homme parvienne à cette vérité, c'est-à-dire qu'il
devienne un bouddha.
Dans
le bouddhisme, comme dans de nombreuses pensées religieuses, a existé une tendance
à voir dans le fondateur un être transcendant ou surhumain et à le vénérer comme un
objet de culte. L'adoration de la personne de Shakyamuni vint probablement de
l'importance de son enseignement, surtout aux époques tardives, lorsqu'on se
demanda si les enseignements bouddhiques, particulièrement les sûtras du Grand
Véhicule, avaient réellement été exposés par Shakyamuni. Cette tendance ignorait la
recommandation du Bouddha lui-même de "se fonder sur la Loi et non sur la
personne".
Les quatre vérités
Les
quatre vérités sont la base même du bouddhisme, elles sont le fondement de base de
la doctrine révélée par Bouddha après être parvenu à l'éveil C'est en comprenant
les quatre nobles vérités que l'on peut comprendre le sens et la profondeur du
message de Bouddha.
La première vérité : dukkha(la souffrance)
Dans
cette vérité, Bouddha nous montre que la souffrance (dukkha) est universelle. Tous
les êtres sont touchés par la souffrance, qui est partout dans ce monde. La
souffrance peut être physique (maladie, vieillesse... comme lors des quatre
rencontres de Siddartha) ou encore morale. Cette souffrance peut être causée aussi
par l'insuffisance, l'imperfection, l'impermanence de toute chose et
l'insatisfaction perpétuelle de l'homme.
Lors du sermon de Bénarès, Bouddha affirme que :
"La
naissance est dukkha, la maladie est dukkha, la mort est dukkha. La tristesse, les
lamentations, la douleur, le chagrin et le désespoir sont dukkha. Etre en contact
avec ce que l'on aime pas est dukkha, être séparé de ce que l'on aime est dukkha,
ne pas obtenir ce que l'on désire est dukkha. En résumé, les cinq agrégats
d'attachement sont dukkha." Cette citation résume bien le fait que la
souffrance est universelle.
La deuxième vérité : samudaya(le désir)
Cette
souffrance universelle à une cause, le désir. Le désir de posséder les choses ou
les êtres, le désir d'idéal, ou encore le désir du pouvoir. Le désir ne meurt
jamais car il renaît à mesure qu'on le satisfait. Ainsi les êtres sont enchaînés au
désir et c'est l'origine de la souffrance. L'attachement est aussi une cause de
souffrance, ainsi que l'ignorance ou le refus de la connaissance (ou en être
privé). En effet, la souffrance n'est pas une fatalité qui tombe aveuglement sur
les hommes, elle est due à la volonté d'obtenir toujours plus, de pouvoir
satisfaire toujours tous ses désirs.
La troisième vérité : nirodha(cessation de souffrance)
Elle
nous explique qu'il existe un état de cessation de la souffrance, le nirvana. C'est
l'état de Bouddha, l'unique but du bouddhisme. C'est à dire qu'il est possible
d'atteindre le nirvana. Il ne s'agit pas de s'isoler du monde mais d'éviter la
souffrance en utilisant la connaissance des causes de celle-ci. C'est une
connaissance de soi et de ses facteurs perturbateurs qu'il faut effectuer.
Lors du sermon de Bénarès, Bouddha présente ainsi le nirvana :
"Voici,
moines, la Noble Vérité de la cessation de la souffrance : c'est la cessation
totale, sans attachement, de ce désir même, y renoncer, l'abandonner, en être
libéré."
La quatrième vérité : magga
Dans
sa quatrième vérité, Bouddha nous décrit le chemin à parcourir pour atteindre le
nirvana dont il vient de montrer l'existence. Pour cela il faut suivre la voie de
l'Octuple Sentier. Cela montre le chemin et la conduite à adopter pour pouvoir
atteindre l'état de cessation de la souffrance. Une voie qui est dite du
"milieu" car ni dans l'extrême de vie des plaisirs, ni dans l'extrême de
vie de privations et d'ascétisme.
L'Octuple Sentier :
Il
est composé de huit moyens à utiliser pour atteindre le nirvana.(état de cessation
de souffrance)
- la compréhension juste :
Il faut prendre conscience des quatre nobles vérités et de leur réalité et
comprendre que l'homme par son comportement est le seul responsable de sa
souffrance. Ce sont ses actes nuisibles qui augmentent son mauvais karma(la vie
antérieure).
- la pensée juste : Il faut
examiner la signification profonde du monde et des quatre nobles vérités et si
possible l'expliquer aux autres.
- la parole juste : Cela
consiste à utiliser la parole et l'enseignement pour montrer aux autres la
réalité du monde et les amener à la vue juste du monde. C'est la parole
dépourvue de supercherie. Les paroles blessantes, humiliantes, vulgaires ou
insultantes sont en effet à éviter.
- la conduite juste : Il
faut adopter une conduite pure et morale qui puisse convaincre les autres que
nos activités sont en accord avec la doctrine et sont en harmonie avec une
éthique pure.
- les moyens d'existence
justes : Cela consiste à convaincre les autres que nos moyens d'existence sont
convenables, non contaminés par les fruits empoisonnés de moyens d'existence
impropres et dépourvus d'éthique.
- l'effort juste : Consiste
à méditer encore et encore sur la signification de la réalité afin d'être
protégé contre les facteurs perturbateurs de l'esprit. C'est un travail à
accomplir sur soir pour mettre en pratique l'Octuple Sentier.
- la mémoire juste :
Consiste à maintenir le calme mental et l'application des quatre nobles vérités
et de ne pas les oublier.
- la concentration juste :
Cela fait référence à la méditation et à la stabilisation méditative libérées
du laxisme ou de l'excitation qui empêchent la méditation.
Ainsi
la compréhension juste (ou vision juste) marque la rupture avec une mauvaise vision
du monde, la pensée juste est le signe indicateur, la parole juste, les moyens
d'existence justes et la conduite juste sont trois façons de convaincre les autres,
tandis que l'effort juste, la mémoire juste et la concentration juste sont des
antidotes contre les facteurs perturbateurs de l'esprit et du chemin à accomplir.
En
conclusion, le Bouddhisme ne nie pas que la souffrance existe. Au contraire, on est
invité à reconnaître l'existence de la souffrance et à apprendre à mieux souffrir.
N'ayez pas peur des difficultés que vous rencontrez dans la vie. Vous comprendrez
plus tard pourquoi un tel évènement s'est produit. Il y a toujours cause et effet.
Les être humains ont tendance de porter des conclusions trop hâtives et de voir la
vie trop à court terme. Si vous êtes intéressés à connaître plus comment pratiquer
cette belle philosophie de la vie, veuillez exprimer vos commentaires et vos
opinions.
À la prochaine
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