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L'archéoastronomie,
est la science des découvertes astronomiques réalisées par les peuples anciens,
ainsi que l'étude des croyances et des pratiques astronomiques des sociétés
anciennes. Mais c'est d'abord un outil pour comprendre les accomplissements
intellectuels des cultures primitives, depuis les époques préhistoriques jusqu'aux
cultures les plus évoluées du Moyen-Orient et d'Amérique latine.
De
telles études nécessitent la collaboration d'astronomes, d'archéologues,
d'historiens, d'ethnographes et de différents scientifiques ayant des connaissances
dans d'autres domaines pour interpréter les vestiges architecturaux et les
documents écrits qui se rapportent à l'astronomie.
Impossible
de déterminer à quand remonte exactement cette science, mais des spécialistes de
l'époque étudiaient déjà des restes de vestiges, comme les calendriers complexes
développés par les Égyptiens et les Mayas, ainsi que les vastes cercles de pierres
appelés médecine wheels, les structures laissées par les Mound builders par les
indiens d'Amérique du nord, étaient de même orientés en fonction du solstice d'été,
certaines peintures rupestres semblent décrire des évènements comme la supernova de
1054 av. J.-C., aujourd'hui connue sous le nom de nébuleuse du Crabe.
Les
méthodes d'observation astronomique antiques varient en fonction de la situation
géographique.
L'interprétation
archéoastronomie moderne a sans doute d'abord été appliquée au site de Stonehenge
en Angleterre, en 1740 lorsque William Stukeley nota l'axe principal du monument
était orienté dans la direction du solstice d'été lors du lever du soleil.
Les
restes de différentes cultures à travers le monde apportent la preuve de l'intérêt
qu'elles portaient à la régularité et à la complexité du mouvement du soleil, de la
lune et des étoiles, ainsi qu'aux événements inhabituels comme l'apparition d'une
nova ou d'une comète dans le ciel.
La
base de la discipline de l'archéoastronomie repose sur l'hypothèse que les peuples
anciens, même à un stade technologiquement ou intellectuellement primitif, se sont
intéressés aux phénomènes célestes et ont tentés d'apporter des explications ou des
significations particulières à ces phénomènes.
Au
cours de leur histoire, ces peuples se sont servis de leurs observations dans des
rituels ou les ont incorporés dans des mythes afin de mettre sur pied des
calendriers, ou d'anticiper les dates importantes d'activités saisonnières, par
exemple, à des fins agricoles.
Pourquoi
s'intéresser à des théories cosmopolites dépassées alors que nous possédons une
compréhension très avancée du cosmos grâce aux progrès technologiques de
l'exploration spatiale.
Bien
que nous disposons de tout un arsenal scientifique impressionnant, des caméras CCD
au télescope spatial, des ordinateurs aux observatoires de rayon gamma, nous sommes
cependant condamnés à méconnaître le ciel et à ignorer ses aspects les plus subtils
si nous, ne nous donnons pas la peine d'explorer son histoire.
En
effet, lorsque nous observons la voûte étoilés et que nous pointons nos télescopes
vers les objets célestes qui s'y trouvent, il nous faut premièrement apprendre à
reconnaître les constellations afin de nous repérer dans ce vaste chaos de ténèbres
et de lumières.
Ces
constellations, et leurs étoiles aux noms exotiques, nous parviennent d'époques
lointaines et appartiennent à des civilisations anciennes dont nous ignorons les
croyances, lesquelles ont pourtant façonné ce cosmos, et dont nous sommes les
héritiers.
En
bref, les connaissances des Anciens, appliquées à des problèmes modernes, ou
inversement, les connaissances contemporaines appliquées à déchiffrer les problèmes
astronomiques des Anciens, donnent aux astronomes d'aujourd'hui, des outils
supplémentaires pour leur permettre de mieux comprendre les phénomènes
astronomiques.
Aujourd'hui,
la discipline de l'archéoastronomie est poursuivie de façon plus rigoureuse en
Europe, où les spécialistes ont démontrés qu'un niveau relativement élevé de
connaissances astronomiques existait parmi les habitants de la Bretagne, dans
l'ouest de la France, et des Iles Britanniques, lors de l'âge du bronze.
Toutefois,
bien des controverses animent encore les discussions sur la précision des
observations ainsi que la capacité de ces peuples à prédire les dates d'éclipses.
Les
changements les plus évidents de la voute céleste sont sans nuls doutes, les phases
de la Lune, à l'origine des mois, qui forment la base de presque tous les
calendriers, le mouvement annuel du Soleil, et le panorama changeant du ciel étoilé
et de ces constellations, grâce auxquels il est possible d'établir la durée exacte
de l'année.
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