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Les premiers pas du cinéma québécois furent guidés
Encadrés étroitement par le clergé
Puis vint la Révolution tranquille et les cinéastes locaux
Inspirés par les artisans de la nouvelle vague
Les années 70 et la révolution sexuelle
Les tabous s'envolent sur des giclées de pellicules
Les moralisateurs s'arrachent les cheveux
Les scénarios sont minces, mais les fesses remplissent l'écran
Valérie, l'Initiation, Deux femmes en or, Mets ton diable dans mon enfer
Avec un titre semblable, on ne pouvait plus douter
Que le cadre ecclésiastique avait été remisé
Parlez-moi d'amour, un coup de poing en plein visage de l'industrie du show-business
Avec La pomme, la queue et les pépins, la vulgarité atteint son comble
Plus cru que ça, tu fondes une religion!
Toutefois, de petites perles se glissèrent entre les portes béantes de la porcherie
Claude Jutra réalisa Mon Oncle Antoine, un chef-d'œuvre du cinéma québécois
Les années 80 couronnèrent Denys Arcand et son Déclin de l'empire américain
Puis, surprise! Jésus de Montréal fait fureur
Tiens, tiens, le cadre brisé, les personnages refont surface dans d'autres contextes
Les années 90 et 2 000 marquent l'arrivée d'une nouvelle génération de réalisateurs
Même si des vétérans comme Arcand continuent de tourner
Et
pas toujours en rond, y allant de quelques invasions
dans les galas de remises de prix
Plus que jamais l'équipement est à la portée de tous
On souhaite que l'imagination et la création soient au rendez-vous
Tout le monde en place… caméra… action!
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