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Qu'est-ce
que l'imagination?
Est-elle vraiment utile ou bien est-elle une faculté qui nous rapproche de la folie? Est-elle innée ou serait-elle, à l'instar de la mémoire, une faculté qui se cultive?
Un
écrivain américain du nom de O'Henry, auteur de
nombreuses nouvelles populaires au siècle dernier,
était au restaurant en compagnie d'un ami qui se disait
étonné de son pouvoir d'imagination.
O'Henry lui répondit qu'en fait, n'importe quel sujet pouvait lui inspirer une histoire. Saisissant le menu, il dit : Regarde, dans ce simple menu, par exemple, je vois une histoire. Sur ce, il se mit à improviser une nouvelle qu'il intitula Springtime à la carte, une histoire digne de ses meilleurs récits.
D'où
provient l'imagination?
L'Astrologie dira qu'elle est le fruit d'une combinaison heureuse entre la Lune et Neptune. Du côté scientifique, il se fait sans doute des études sur le sujet, mais je soupçonne l'imagination d'être une de ces denrées que l'on considère peu " rentables " et pas même très utiles, comparativement à l'aptitude à manipuler les ordinateurs, à construire des ponts ou à vendre des produits..
Et
pourtant, l'imagination est à la source de nombreuses
inventions qui se sont avérées des plus utiles, voire
salutaires pour l'humanité.
Pensons aux découvertes médicales qui permettent à l'homme moderne de vivre deux fois plus longtemps que ses ancêtres, fruit de l'imagination de certains chercheurs qui ont concrétisé un rêve. On a bien ri de Léonard de Vinci et de ses fameuses maquettes " d'engins à voler ". S'il pouvait constater les sous que font les compagnies d'aviation de nos jours, il rirait dans sa barbe, le bougre!
Et
que dire des profits mirobolants de l'industrie
cinématographique? Ceci, grâce à l'habileté de
certains artistes à créer des mondes imaginaires pour
lesquels nous sommes prêts à débourser nos précieux
dollars afin de nous plonger dans un monde irréel, ne
serait-ce que l'espace de quelques minutes.
Tous comptes faits, la vie serait bien triste sans notre pouvoir d'imagination.
Quand
j'étais enfant, mon jeune frère réclamait toujours à ma
mère une histoire avant d'aller dormir. Elle
rouspétait un peu d'abord, pour la forme, puis elle
nous bordait, s'asseyait sur le rebord d'un lit et
inventait alors une petite histoire qui ne durait pas
plus de cinq minutes. Bien que je fusse plus âgée
que mon frère, j'étais fascinée et j'écoutais le récit
comme s'il se fut agi d'un épisode de mon programme de
télévision préféré.
Et chaque soir, nous avions droit à un récit nouveau, le simple fruit de l'imagination d'une femme, somme toute, comme bien d'autres.
C'est
l'un de mes plus beaux souvenirs d'enfance et je le
chérirai jusqu'à mon dernier souffle.
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