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Chaque
jour nous utilisons de nombreux objets et appareils
dont nous ne connaissons pas l'inventeur, mais
seulement le nom. Je vous convie donc à un petit voyage
dans le temps, question de retracer l'origine de
quelques noms communs dérivés de noms
d'inventeurs. Volt : C'est au physicien italien
Alessandro Volta que nous devons l'invention des piles
électriques. Il fut le premier, en 1800, à générer un
courant électrique et à stocker l'énergie dans
l'appareil. Principalement constitué de zinc et de
cuivre, la pile de Volta est l'ancêtre direct de la
pile. Son nom a été donné à l'unité de force
électromotrice.
Vespasiennes
: L'expression l'argent n'a pas d'odeur, signifiant que
pour s'enrichir, tous les moyens sont bons, vient de
Rome. L'origine, connue mais contestée, de cette
locution remonte à l'empereur Vespasien qui avait
établi un impôt sur les écrivains publics. Un jour, son
fils Titus lui rapporta les plaisanteries douteuses des
Romains et Vespasien, lui faisant sentir une pièce de
monnaie, lui dit : " L'argent n'a pas
d'odeur ". L'expression est restée et les urinoirs
ont pris le nom de vespasiennes (terme vieilli, mais
qu'on retrouve encore aujourd'hui dans les
dictionnaires). Précisons que l'avarice légendaire
de l'empereur romain Vespasien lui fit multiplier les taxes, notamment l'impôt sur l'urine, c'est-à-dire sur l'usage des latrines publiques. Inutile d'ajouter que le peuple riait jaune!
Poubelle
: Dans les villes du Moyen-Âge, on jetait tous les
détritus dans la rue. Si François 1er créa le premier
panier à ordures en 1531, c'est Eugène Poubelle, préfet
de Paris, qui imposa, à la fin du XIXème siècle, le
ramassage systématique des ordures. En 1884, il décréta
la généralisation des " boîtes à ordures ",
ce qui lui valut d'être associé définitivement à
l'objet…
Guillotine
: Le Code pénal français de 1791 précisait que tout
condamné à mort aurait la tête tranchée. Cet instrument
charmant a aussi été connu sous les appellations
suivantes sous la Révolution : Louisette ou Louison :
(dérivés de Louis Guillotin, un professeur d'anatomie
et député aux États généraux qui demanda, pour
l'exécution des condamnés à mort, la création d'une
machine, à laquelle, en dépit de ses protestations, on
donna son nom), Mirabelle (dérivé de Mirabeau), rasoir
national, monte-à-regret, vasistas et veuve. Au XIXe
siècle, elle était surnommée la lucarne et au XXe
siècle, la bécane ou le massicot (nom que porte
d'ailleurs un instrument familièrement appelé tranche,
servant à couper le papier). À suivre…
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