|
En
langage moins savant, il s'agit de l'art de se soigner par les plantes. Loin de moi
l'idée de vous donner un cours de botanique, cependant, des événements récents
m'ont poussée à m'y intéresser de plus près.
Voyez-vous,
je me sentais plus courbaturée que d'habitude et en discutant avec mes amies de mes
petits malaises, je découvris que plusieurs d'entre elles se plaignaient également
de raideur au dos, aux genoux ou à la nuque. Il aurait pourtant été bien facile de
se lancer sans hésiter sur des anti-inflammatoires mais nous sommes nombreuses à
redouter de s'en remettre uniquement aux médicaments chimiques.
Je
savais par conséquent que mes amies possédaient, tout comme moi, une belle
ouverture à la médecine douce et c'est justement dans ce but que j'ai plongé le nez
dans les livres spécialisés sur la médecine par les plantes afin d'y dénicher une
quelconque solution d'appoint. J'y ai finalement découvert bien plus qu'une
solution; ces écrits regorgeaient d'une foule de renseignements aussi précieux que
passionnants.
À ma
grande surprise, dès les toutes premières pages je me suis soudainement revue à
l'âge de 6 ans. Mon petit nez dépassait à peine le comptoir de la cuisine où je
humais l'air ambiant tout en affectant un minois suspect, en présence de ce
délicieux parfum de plantes. En effet, ma mère avait réalisé une décoction puis,
fait macérer le tout dans un grand bol qu'elle avait judicieusement placé tout au
fond du comptoir, suffisamment loin de mes petites mains exploratrices.
Très
intriguée, je l'avais évidemment questionnée sur ce curieux mélange qu'elle seule
buvait, bien chaud et à petites gorgées. Elle me répondit que ce breuvage soignait
ses problèmes de toux et de fatigue nerveuse.
Comme
tout enfant, j'ai réclamé avec insistance le privilège d'obtenir un peu de cette
potion si secrète, semblant initialement n'être réservée qu'aux adultes. Je me
rappelle que je n'avais pas du tout apprécié le goût amer de cette infusion
déconcertante.
Cependant,
je me souvenais avec délice de son agréable arôme de pin des bois. Je me serais cru
en campagne et cela ravivait en mon esprit de magnifiques paysages où de grands
sapins sentaient merveilleusement bon. J'aimais tant m'amuser dans ce décor
enchanteur et prendre plaisir à faire craquer des aiguilles de pins séchées
répandues sur le sol qui gémissaient sous mes petits souliers d'écolière.
À
cette époque, j'étais bien loin de réaliser que cette nature si belle et si riche
possédait autant de plantes curatives dotées d'infinies propriétés médicinales.
AUTREFOIS:
Les
tout premiers écrits sur le sujet étaient d'origine sumérienne. Ces traités
d'herboristerie dataient d'au moins 3100 avant Jésus-Christ. Ce n'est donc pas
d'hier qu'on s'intéressait de près aux secrets des plantes.
Les
alchimistes de la nature quant à eux, avaient l'infinie patience de cueillir ces
précieuses racines, tiges, fleurs et autres composantes de la plante aux première
lueurs du jour, soucieux de les récolter avec la rosée du matin, appelée plus
spécifiquement " la rosée de l'alchémille ".
C'EST
AVEC CES ÉLÉMENTS QU'ILS CONFECTIONNAIENT DES ÉLIXIRS SACRÉS AUX VERTUS
MIRACULEUSES OU ENCORE DES ONGUENTS RARES ISSUS DE LA SÈVE DE CERTAINES DE CES
PLANTES.
QUELQUES-UNES
DE CES PROPRIÉTÉS SECRÈTES OU MAGIQUES VOUS SONT DU RESTE RÉVÉLÉES DANS LA 2E
PARTIE DE CETTE CHRONIQUE. LA CHRONIQUE S'INTITULE : " LES PLANTES SAUVAGES ET
LES LÉGENDES SUR LEURS PROPRIÉTÉS MAGIQUES ".
De
nos jours, malgré l'essor de l'industrie moderne, il est étonnant d'apprendre que
les médicaments de synthèse utilisent souvent entre 40% à 60 % de plantes dans leur
composition.
Pour
le commun des mortels, l'utilisation des plantes médicinales se limite à
d'occasionnelles infusions de différentes tisanes digestives ou relaxantes
permettant de favoriser le sommeil. Mais pour peu qu'on accepte de s'y intéresser,
il est facile de dénicher des livres de références traitant du sujet où regorgent
des trésors de connaissances aussi intéressantes qu'accessibles.
QUELQUES SECRETS CURATIFS
Ainsi,
en me souciant de mon bien-être et de celui de mes amies, j'ai découvert que
plusieurs plantes sauvages sont fréquemment utilisées pour soigner le rhumatisme,
en particulier les fleurs des prés d'été.
Comme
je ne suis pas médecin et que j'ignore si le mal dont elles souffrent est
spécifiquement de nature rhumatismale ou encore, si ce mal se réfère plutôt à
des spasmes neuromusculaires (l'une d'elles ce plaint particulièrement d'élancement
du sciatique), je spécifie alors que " L'Agripaume " semble traiter plus
précisément cette affection.
D'après
un recueil particulièrement complet sur les plantes sauvages, je tiens à citer
quelles sont les meilleures recommandées pour le soulagement des malaises de mes
amies, autant que pour tous ceux et celles qui hélas souffrent de ces mêmes maux.
En
premier lieu, voici l'énumération des plantes capables de soulager ou de soigner
les douleurs arthritiques :
Achilée,
bourse-à-pasteur, cataire, cerisier, consoude, épilobe, framboisier, gaillet,
millepertuis, ortie, piloselle, pissenlit et saule.
En
ce qui concerne les plantes dont les vertus combattent plus particulièrement les
rhumatismes et soulagent aussi les malaises articulaires inflammatoires nous
retrouvons :
Aubépine,
chicorée, mourron, pesée sauvage, reine-des-prés, serpolet, tilleul, véronique. En
dehors des plantes sauvages, il y a aussi l'ail, la bourrache, le cassis, le
céleri, la lavande, la marjolaine, le marronnier, l'ognon, l'ortie, le renouée
âcre, la saponaire, le solidage, le thym et le tilleul.
Mais
voici tout spécialement, celles qui SOIGNENT À LA FOIS LES DOULEURS ARTHRITIQUES
AUTANT QUE RHUMATISMALES :
BARDANE,
BENOÎT, BOULEAU BLANC, BUSSEROLE, CHIENDENT, EUPATOIRE, FRÊNE, GENÉVRIER,
PRÊLE, SUREAU, TRÈFLE ROUGE et VERGE D'OR.
Les
plantes ne font pas de miracles mais elles améliorent votre santé dans le sens où
plusieurs d'entre elles sont diurétiques, donc favorisent l'élimination de
grandes quantités de liquides afin d'entraîner hors de votre organisme des
substances nuisibles telles que : l'acide urique, le chlore et l'azote.
De
plus, certaines de ces plantes possèdent des dérivés d'acide salicylique capables
de soulager grandement cette affection rhumatismale.
Ceci
dit, il faut user de prudence avec les plantes et prendre conseil auprès d'un(e)
herboriste ou phytothérapeute qualifié(e) s'y connaissant bien sur les
dosages appropriés à chacune d'elles, avant même de penser jouer à l'apprenti
sorcier.
Bien
sûr, ces informations ne visent nullement à se substituer au médecin mais ont
simplement pour but d'éveiller davantage votre intérêt sur le sujet. Je ne
m'aventurerai pas à vous détailler comment on doit cueillir ou faire sécher les
plantes bien que plusieurs avantages découlent de la réalisation de telles
initiatives, surtout en comparaison de la pauvre qualité de certaines plantes qu'on
achète se trouvant trop souvent dénaturées par le traitement industriel qu'elles
ont subi.
Heureusement,
il existe certaines boutiques spécialisées qui respectent consciencieusement les
étapes de la cueillette jusqu'aux critères rigoureux de conservation.
Personnellement,
comme je l'ai mentionné plus haut, mon idée première est de vous donner simplement
le goût d'en découvrir davantage, sachant que votre curiosité, une fois allumée,
aurait grand plaisir à obtenir cette richesse d'information par la lecture des
livres énoncés à la fin de cette chronique.
Vous
y découvrirez avec ravissement comment concocter un bouquet d'herbes pour parfumer
votre bain ou encore comment réaliser un baume protecteur pour votre peau, etc.
Ici
encore, les fleurs des prés d'été peuvent faire des merveilles si vous souhaitez
atténuer un excès de sueurs désagréables lors des canicules de l'été ou encore,
elles viennent en aide aux personnes affectées par des bouffées de chaleur
incommodantes.
Un
bain avec certaines de ces plantes, calmera la sudation excessive et contribuera
ainsi à atténuer les écarts de température lorsque votre thermostat interne est
quelque peu débalancé.
Pour
les mêmes propriétés de bouffée de chaleur, " l'Achillé millefeuille "
donne également d'excellents résultats en tisane. De plus, cette plante serait
reconnue pour ses bienfaits digestifs puisqu'elle combat les crampes d'estomac et
les flatulences.
CONCLUSION ET RÉFÉRENCES
J'espère
de tout cœur que cette chronique sur les plantes vous a plu. Comme je l'ai déjà
mentionné, mon intention première n'était pas de me substituer à un spécialiste des
plantes mais plutôt de susciter votre intérêt sur la variété extraordinaire des
soins dont les plantes peuvent nous faire bénéficier.
Si
j'ai réussi à piquer suffisamment votre curiosité pour vous amener à consulter l'un
des livres listés ci-dessous, alors je puis vous assurer que vous n'en finirez plus
d'y découvrir des recettes accessibles ainsi que mille et une utilisations
bénéfiques pour votre santé et celle de ceux que vous aimez.
- PLANTES SAUVAGES MÉDICINALES. Anny Schneider. Éditions de l'homme.
- LE GUIDE DES PLANTES
MÉDICINALES. Tamara Kircher et Jade Britton. Éditions Modus Santé.
- L'ARMIORE AUX HERBES. Jean Mary. Édition du Jour.
- LES HERBES MÉDICINALES LES
PLUS PUISSANES ET LES PLUS EFFICACES. B. Ticli. Éditions de Vecchi.
- LE GUIDE ANI-DOULEURS
NATURELS. Richard Thomas. Éditions Modus Santé.
- LES PLANTES ET LA SANTÉ
selon l'Ayurveda, la MTC et la phytothérapie occidentale. Pénélope Ody.
- LA BIBLE DES HERBES. Peter
Mchoy et Paméla Westland. Éditions Konemann
- LES REMÈDES NATURELS. Laurel Vukonic. Éditions France Loisirs.
- 100 PLANTES 1000 USAGES. Yves Rocher. Éditions Marabout.
|