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Qu'est-ce que la créativité au juste?
Il s'agit avant tout de l'aptitude à mettre en application L'INSPIRATION
REÇUE. L'inspiration pour sa part est l'aptitude à recevoir l'intuition d'une idée
qui nécessite par la suite d'être MATÉRIALISÉE SOUS UNE FORME afin de donner vie à
un résultat qui n'existait tout simplement pas avant de l'avoir conçu.
La
créativité peut prendre différentes formes. Elle peut relever d'inventeurs dont les
idées tout à fait géniales donneront lieu à des créations intelligentes devenant
particulièrement utiles à l'humanité à bien des égards. Elle peut également être
purement artistique dans tous les secteurs s'y trouvant associés. Par exemple à
l'art décoratif en général touchant la peinture, sculpture, architecture, etc. mais
également plusieurs autres tels que la musique, la comédie, le cinéma, la
littérature, la danse, la cuisine, la mode, le patinage et j'en passe.
En
somme, la créativité concerne avant tout l'expression de concepts aussi larges que
« l'art de savoir bien faire » dans un secteur donné se référant à une
habileté, une compétence, un don, etc. Mais, cette expression touchera chaque fois
la capacité inéluctable de pouvoir exprimer une idée créatrice et de savoir
maîtriser la manière d'exprimer celle-ci sous une forme particulière.
L'intelligence et la créativité possèdent un point commun puisqu'autant l'une que
l'autre participe souvent à la capacité de résoudre des problèmes, apportant à
celui qui l'exprime l'opportunité de réaliser un DÉPASSEMENT DE SOI. Cela signifie
donc qu'à l'origine deux sources se trouvent souvent être des moteurs
d'inspiration. La première est le besoin de trouver une solution tangible à une
problématique rencontrée et la deuxième vient du besoin ressenti par l'individu de
se démarquer de ses semblables. Ainsi, la soif de créativité peut naître aussi bien
du désir d'appliquer une solution concrète à des problèmes de tous les jours qu'au
besoin de gravir les échelons vers la notoriété susceptible d'attirer à soi un
certain prestige.
Il y a eu certes des recherches effectuées dans le passé
sur le sujet, étudiées entre autres par la chercheuse Françoise
Rougeoreille-Lemoir : « L'aptitude à créer n'est pas une simple fonction
de l'intelligence, mais elle touche à tous les aspects du secteur cognitif et
peut-être à tous les aspects de la vie psychique. »
Évidemment, cela n'en simplifie pas l'étude pour autant.
Elle
poursuit : « La créativité (sur une base dite scientifique) est
considérée tantôt comme l'aptitude à mener sa vie selon un plan personnel ou à
promouvoir des réalisations sociales, tantôt comme une aptitude à s'adapter
effectivement à des situations nouvelles, et même comme une simple virtualité,
reconnaissable à des indices variables selon le système auquel l'observateur se
réfère… Le Vocabulaire de la Psychologie cite deux systèmes de référence
qu'utilisent les chercheurs pour l'évaluation de l'intelligence. Le premier
considère l'intelligence comme une valeur globale et fonde sur cette idée des tests
dits de niveau mental. L'autre l'envisage dans ses applications et fonde sur cette
conception pragmatique l'analyse factorielle, méthode d'investigation qui décompose
les aptitudes en facteurs divers, relatifs à des tâches déterminées. »
Chers lecteurs, vous avez donc maintenant une idée précise du vocabulaire utilisé
par mes sources d'où découle souvent à mes yeux le besoin, ou plutôt la nécessité,
de vulgariser tout ce jargon afin de vous le rendre plus accessible ou plus
intéressant.
C'est à Alfred Binet qu'on doit la création des premiers tests
servant à mesurer l'intelligence. Certes, les tests se sont beaucoup perfectionnés
depuis et sont dans une certaine mesure adaptés pour l'évaluation des aptitudes scolaires des enfants ou des adolescents davantage que pour l'évaluation d'adultes à réussir dans une profession déterminée. Mais ces tests s'appuient principalement sur des mécanismes du raisonnement où la mémoire, entre autres, joue un rôle principal bien davantage que sur l'imagination créatrice comme telle. Ce qui revient à dire, dans une large mesure, que les tests sur le quotient intellectuel, tels qu'ils se trouvent actuellement conçus, n'ont bien souvent rien à voir avec les habiletés créatrices de l'individu.
Pour leur part, les tests de créativité qui ont suivi sont le fruit
d'efforts des chercheurs Getzels et Jackson ainsi que des travaux de Guilford,
d'Elizabeth French, d'Irène Chawin et de E. P. Torrance. Les tests de ce dernier en
particulier peuvent être aussi bien appliqués en classe maternelle qu'à des
individus âgés de dix-huit ans. Ce genre de test développe des notions de recherche
de solutions à des problèmes concernant des déficits ou des lacunes qu'on identifie
suivies d'élaboration d'hypothèses visant à servir de solutions pratiques. En
somme, l'approche mesure la capacité de découverte (intuitive) et de recherche de
solutions (imaginatives) issues de créativité objective s'appuyant sur le
« bon sens » de l'individu.
Pour sa part, le chercheur Frédéric
Paulhan a affirmé que la créativité est intimement liée à des FACTEURS AFFECTIFS.
Il serait entre autres ressorti un fait marquant lorsqu'on compare les sujets dits
créateurs (donc particulièrement intuitifs) de ceux considérés comme étant des
sujets dits intelligents (donc particulièrement instruits).
Ce fait serait
que le sujet créateur / intuitif démontrerait une plus grande ABSENCE d'inhibition
et d'autocritique parfois considérée à tort comme de l'apparente agressivité sans
pourtant en être. Il est axé vers la recherche d'une plus grande autonomie pouvant
lui procurer la capacité de se suffire à lui-même, d'être maître de ses propres
décisions. En somme, il fait preuve d'une plus grande indépendance de jugement tout
en étant prompt à rejeter les pressions de groupe axées sur le conformiste de la
pensée. Il ne craint ni le désaccord ni la contradiction s'il doit défendre son
idéologie. Il pense que son éventuel succès ou échec futur ne dépendra en
définitive que de ses efforts personnels.
Pourtant, à priori, ce dernier
semblerait doté d'une plus grande sensibilité émotionnelle que celle du sujet
intelligent / instruit considéré comme extrêmement brillant, mais plus renfermé sur
lui-même, plus hermétique, moins démonstratif et souvent plus critique, tant pour
lui-même qu'envers son entourage. Toutefois, il est possible que les émotions du
sujet intelligent / instruit soient tout aussi vulnérables, mais se trouvent
simplement plus difficilement mesurables du fait qu'elles sont davantage camouflées.
Voici les conclusions ressorties de ces comparatifs : À
émotivité égale, l'élève qui compte principalement sur son INSPIRATION est PLUS
SENSIBLE aux conditions internes ou externes qui soit le mettent en forme ou bien
le paralysent, comparativement à celui qui compte principalement sur l'application
des MÉTHODES INTELLECTUELLES qu'il a acquises.
Ainsi, aux yeux des
chercheurs, le sujet « créatif » ne serait pas nécessairement plus ÉMOTIF
que ne l'est le sujet « intelligent », mais ses processus mentaux sont
plus sensibles, en bien ou en mal, aux influences émotionnelles. Toute
création tire son essence du DÉSIR de commencer et d'une VOLONTÉ D'ACHEVER un
projet. De là part l'aptitude à créer la personnalité toute entière de l'individu.
CONCLUSION PERSONNELLE.
Je ne puis m'empêcher de réagir face à
la description faite du sujet créatif / intuitif et de celui intelligent /
instruit. Pour chacun des modèles décrits par les analyses scientifiques, il y
aurait bel et bien une correspondance adhérant parfaitement à la personnalité
numérologique du sujet.
Ainsi, le sujet créatif / intuitif, correspondrait à la perfection aux nombres 3 et 1.
Pour ce qui est du sujet intelligent / instruit, il correspondrait à la
perfection au nombre 7.
Ha! Si seulement les chercheurs se donnaient la
peine d'apporter une certaine crédibilité aux découvertes de l'un de leurs ancêtres
en la personne de Pythagore, père des théorèmes de géométrie! Leurs recherches
auraient abouti à des pistes de compréhension, comme autant d'alternatives
surprenantes, résultant d'une richesse incomparable.
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