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Qu'est-ce
au juste que la chance ? Serait-elle une sorte de cadeau du ciel, de bonne fortune,
de surprise inattendue, de faveur exaucée en réponse à nos prières, d'opportunités
providentielles inespérées, de signes du destin qui favorisent nos aspirations ?
Voilà
bien un mot qu'on utilise à toutes les sauces et parfois même bien plus souvent
qu'il n'y paraît. Il s'agit surtout d'une piste de réflexion intéressante puisqu'au
fond, tout le monde la souhaite dans sa vie. Certains oseraient même prétendre que
la chance est intimement liée à la possibilité d'être heureux.
On
entend souvent dire que l'on fait sa propre chance, mais dans ce cas, comment se
démarque la chance qui sourit à celui qui persévère de celle qui s'offre à celui
qui la reçoit comme par la magie de circonstances fortuites appelées heureuses
coïncidences ?
Peut-on
provoquer la chance ? Certes, si l'on ne prend jamais de billets de loterie, si
l'on ne tente pas certains essais, si l'on ne provoque pas certaines rencontres, il
resterait peu de chance que celle-ci puisse directement frapper à notre porte.
Mais
la chance est-elle autre chose que le fruit du hasard ? Peut-elle être favorisée
par une attitude intérieure qui puisse magnétiquement l'attirer à nous ? Et même
lorsqu'on la possède serait-elle essentiellement éphémère ou pouvons-nous la
cultiver comme on cherche à le faire pour le bonheur ?
Les
questions sont maintenant lancées, il ne nous reste plus qu'à explorer les réponses
les plus appropriées.
Initialement,
l'origine du mot chance remonte au XIIIe siècle où l'on citait être une bonne
chéance = pour l'échéance du destin en comparaison de mal chéance = pour mauvais
destin. Une autre expression qui nous est davantage restée était « ça tombe
bien (ou mal), ça tombe pile en regard d'un événement heureux.
Nos
ancêtres attribuaient un lien de hasard ou d'incertitude imprévisible à la chance.
Le premier grand monarque cité sur cet aspect fut Jules César qui affirma :
Alea j'acta ce qui signifiait les dés sont jetés ou le sort en est jeté.
Jusqu'au
XVIe siècle, plusieurs expressions furent empruntées pour parler de la chance,
telles que : être bien verni = en référence aux tableaux vernis qui avaient
plus de chance d'être vendus.
Avoir
de la veine = en référence à la découverte d'une veine d'or ou filon d'or ou
d'argent pouvant être exploité.
Plus près de nous, l'expression L'ÉQUITÉ signifie l'égalité des chances pour tous.
Comment
réagit une personne lorsqu'on lui demande si elle se considère comme une personne
chanceuse ? Celle-ci réagit suivant si elle considère sa réussite actuelle comme
relevant uniquement du mérite de ses efforts personnels ou encore si ce succès fut
favorisé par un facteur extérieur non prémédité lui ayant été particulièrement
bénéfique.
Pourtant,
l'un et l'autre sont souvent intimement liés. En principe, la chance ne peut
sourire qu'à ceux qui, au départ, ont pensé, créé, travaillé, imaginé, visualisé un
objectif particulier afin de lui donner vie. La chance devient alors une sorte de
coïncidence de parcours, de synchronicité qui tient lieu de rendez-vous heureux
avec le destin, permettant de contribuer de façon concrète à son aboutissement
parfait.
Mais
si les efforts sont nécessaires, pourquoi dans ce cas la chance n'apparaît-elle pas
forcément à tous ceux qui s'y emploient dans la même mesure ?
C'est
ici qu'interviennent deux éléments variables qui influencent soit le concours, soit
l'absence de chance.
La
première est une question D'ATTITUDE appelée aussi capacité d'entretenir des
pensées positives. Ces pensées ou attitudes sont guidées par des émotions
harmonieuses qui se prédisposent à ne recevoir que de bons événements tout en
minimisant l'importance des obstacles de parcours. Il peut s'agir en quelque sorte
de notre capacité de s'éloigner du rôle de victime. L'aptitude à être heureux ou à
être chanceux se trouve ici similaire.
La
deuxième est une question de TIMING. C'est-à-dire qu'il existe, qu'on le veuille ou
non, des périodes plus favorables que d'autres influencées par des voix extérieures
telles que des cycles astrologiques ou numérologiques. C'est précisément en ce sens
qu'il existe une sorte d'influence hasardeuse capable d'influencer de façon
bénéfique ou contraire sur l'issue de nos attentes.
Ainsi,
le fait de mieux connaître les bons timings serait en quelque sorte un outil
facilitant le choix des moments les plus appropriés pour attirer la chance de son
côté.
Mais
qu'en est-il alors des porte-bonheur de tout acabit ? Possèdent-ils réellement un
certain pouvoir ? Qu'il s'agisse d'amulette amoureuse, de patte de lapin, de fer à
cheval, de trèfle à quatre feuilles, de pièce de monnaie lancée dans une fontaine
pour faire un vœu, etc., etc., il en existe tellement. Leur pouvoir est-il réel ?
La
sagesse spirituelle s'entend pour dire que si pouvoir il y a, c'est qu'il vient en
principe de celui que l'individu lui accorde. Le simple fait de lui transférer une
signification chanceuse agirait comme une sorte de catalyseur qui contribuerait à
attirer ce à quoi on se prépare.
Nous
venons de pénétrer dans l'âtre des superstitions.
Voilà que le mot est lâché. Qui dit superstition, dit en principe basé sur l'imaginaire, donc non fondé sur le réel, non issu de cause à effet entre le désir et sa réalisation. Bref, tout aspect étant non mesurable, non quantifiable et surtout non renouvelable pourtant si cher à science.
Ainsi pourrait-on classer la chance en trois catégories distinctes :
Elle
pourrait être circonstancielle = en ce sens qu'elle peut apparaître selon certaines
coïncidences accidentelles favorables.
Elle
pourrait être cultivée = en ce sens qu'elle devient le fruit d'une intention menée
à son aboutissement.
Elle
pourrait parfois être constitutionnelle = en ce sens d'avoir la chance d'être né
sous la bonne fortune d'une famille riche.
Une
étude aussi amusante que révélatrice fut menée par un psychologue dans son pays.
Voici le compte rendu des résultats de l'étude qui fut transmise aux étudiants
universitaires qui finalisaient leur maîtrise en Polytechnique.
VOICI LE SUJET :
Pourquoi
certaines personnes ont beaucoup de chance alors que d'autres n'obtiennent jamais
ses faveurs ? Un psychologue affirme en avoir découvert les principes de base.
«Dix
ans plus tôt, j'ai examiné la chance. Je voulais savoir pourquoi certains étaient
toujours à la bonne place au bon moment alors que les autres n'expérimentaient que
de la mauvaise fortune.
J'ai
placé des publicités dans les journaux nationaux demandant aux gens se
considérant particulièrement chanceux ou non de me contacter. Des
centaines d'hommes et de femmes extraordinaires se sont portés volontaires pour ma
recherche et, au cours des années, je les ai interviewés, j'ai enregistré leur vie
et les ai placés dans des situations expérimentales.
Les
résultats ont révélé que, malgré le fait que ces personnes n'aient presque pas
d'influence sur les causes de leur chance, leurs pensées et comportements étaient
responsables pour la grande partie de leur chance ou malchance.
Prenez
le cas d'opportunités chanceuses apparentes. Les gens chanceux rencontrent
constamment ce genre d'opportunité alors que les malchanceux non.
J'ai
fait une expérience simple afin de découvrir si chaque groupe chanceux ou
malchanceux détectait différemment de telles opportunités.
J'ai
donné un journal à chacun des deux groupes. Les participants de chaque groupe
devaient découvrir combien il y avait de photographies à l'intérieur.
J'avais
gardé secret un indice important sous la forme d'un gros message placé au beau
milieu du journal. Ce message spécifiait : « Dites à l'expérimentateur que
vous avez vu ceci, et gagnez 250 livres sterling. » Le message prenait la
moitié de la page et ses caractères étaient composés de lettres d'au moins deux
pouces de haut. Il était directement à la vue des participants. Pourtant, la
majorité des personnes dites malchanceuses ont eu tendance à passer outre ce
message alors que les chanceuses l'ont immédiatement détecté.
Les
personnes malchanceuses sont généralement plus tendues que les personnes
chanceuses, et cette anxiété brise leur habileté à remarquer l'inattendu. Pour
résultat, elles manquent les opportunités parce qu'elles sont trop concentrées sur
un objectif précis. Par exemple, lorsqu'elles vont à une fête, elles auront
tendance à se concentrer uniquement sur le désir de rencontrer le ou la partenaire
idéal. De ce fait, elles manquent souvent l'opportunité de se faire plusieurs
nouveaux amis. Lorsqu'elles recherchent un emploi dans les journaux, elles
sont déterminées à trouver un certain type d'emploi et en négligent d'autres qui
auraient également pu être très prometteurs.
Les
gens chanceux sont plus détendus et ouverts d'esprit, et, par le fait même, auront
tendance à voir davantage de choses que l'objet de leur recherche. Les études
réalisées ont finalement révélé que les gens chanceux génèrent la bonne fortune en
observant quatre principes de base :
1- Ils ont l'habileté à créer et à remarquer les opportunités chanceuses.
2-
Ils savent prendre des décisions inspirées de leur intuition qui s'avèrent être
chanceuses. 3- Ils se motivent à créer des accomplissements conformes à leurs
attentes positives.
4-
Ils considèrent des refus comme étant simplement des étapes de parcours sans leur
accorder plus d'importance, ce qui transforme toute apparence de malchance en une
future issue plus chanceuse.
Vers
la fin de cette enquête, je me suis interrogé à savoir si ces principes pouvaient
être utilisés afin d'optimiser le facteur chance. J'ai donc demandé à un
groupe de volontaires de réaliser des exercices conçus pour les aider à penser et à
agir davantage comme une personne chanceuse.
Les
résultats furent spectaculaires ! Ces exercices les ont aidés à mieux cibler les
opportunités de chance, à écouter davantage leur intuition, à s'attendre à être
plus souvent chanceux en général et, finalement, à être beaucoup plus
détachés des petites malchances de parcours.
Un
mois plus tard, les volontaires des deux groupes sont revenus et ont décrit ce qui
s'était passé dans leur vie. Les résultats étaient stupéfiants : 80 % d'entre eux
étaient maintenant plus heureux, plus satisfaits de leur vie, mais surtout avaient
acquis la conviction d'être plus chanceux qu'ils ne l'avaient jamais été auparavant.
J'avais finalement découvert la source véritable du FACTEUR CHANCEUX ».
Les
quatre principes éprouvés du Professor Wiseman pour devenir chanceux sont les
suivants :
Écoutez vos intuitions, elles sont normalement justes;
Soyez
ouverts à de nouvelles expériences et acceptez de briser votre routine quotidienne;
Passez
quelques moments chaque jour pour vous rappeler avec gratitude les belles choses
qui vous arrivent (en minimisant l'importance du contraire);
Visualisez-vous
en train d'être chanceux avant une rencontre ou un appel téléphonique important.
Essayez
ces principes et voyez votre facteur chance augmenter autant que votre bonheur à
l'accueillir.
Existe-t-il des outils propices pouvant justement favoriser ces quatre principes?
Capables de développer votre intuition
Capables
de vous aider à reconnaître les signes significatifs précurseurs de coïncidences
magiques
Capables de vous aider à programmer ou à visualiser l'atteinte de vos objectifs
La chance est très souvent une prophétie qui s'accomplit par l'individu.
Autre énoncé des plus pertinents :
LA
CHANCE EST CE QUI SOURIT À LA PERSONNE AYANT TOUT MIS EN ŒUVRE POUR VIVRE LE
RÉSULTAT SOUHAITÉ.
Pour
terminer, il serait judicieux de porter attention à l'utilisation du vocabulaire
que nous utilisons. La chance devrait par définition se rapporter uniquement à des
événements bons ou heureux et non à l'inverse. Les gens confondent trop souvent,
par erreur, l'utilisation du mot chance alors que celui qui conviendrait est le mot
risque. La chance est heureuse alors que le risque est dangereux, faites bon usage
des mots appropriés sans les confondre.
BONNE CHANCE À TOUS
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