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Qui
n'a pas un jour été la cible de la critique ou victime d'une blessure
d'amour-propre? La réponse est évidente, nous avons tous déjà vécu cela au moins
une fois et ce, peu importe qui nous sommes. La grandeur d'un être tient en sa
capacité de s'en relever grâce à sa volonté d'accorder le pardon à ses adversaires.
Pardonner
est en soi un geste noble d'une grandeur inestimable parce qu'il permet d'apporter
autant de bien à celui qui le donne qu'à celui qui le reçoit. À mon sens, cela ne
signifie pas pour autant qu'il faille nécessairement tout pardonner (sinon, nous
serions déjà des saints), mais plutôt choisir fermement de ne plus laisser cette
situation nous faire souffrir et encore moins nous anéantir. Il s'agit justement là
du véritable sens associé au lâché prise.
Cette
prise de décision est directement reliée à l'utilisation de notre libre arbitre.
Certes, s'apitoyer sur son sort, ou rester sur ses positions, ou encore pire croire
à tort que l'autre cherchait délibérément à nous amoindrir n'est pas un usage très
sain du libre arbitre. Si chaque partie mettait véritablement du sien, nous serions
davantage en position de constater qu'aucun d'eux n'aurait véritablement été
perdant dans la situation. Mais voilà, nous vivons, hélas, dans un monde de
dualité. Celle-ci, se trouvant presque à chaque fois, le reflet d'un manque
d'harmonie d'un manque flagrant d'amour, et je dirais même en tout premier lieu,
d'un manque d'amour à soi-même. Car chaque manquement en ce sens, aboutit toujours
à une augmentation de sa propre vulnérabilité qui nous pousse consciemment ou
inconsciemment à croire que l'autre est nécessairement responsable de notre
inconfort. Mais est-ce bien la réalité?
Souvent,
j'ai entendu des gens introduire leur propos en disant : « Ne le prend
pas personnel mais….. » suivi immanquablement de l'énonciation du sujet qu'ils
déplorent. Mais comment parvenir à ne pas le prendre personnel me direz-vous? Tout
est là, et ce n'est absolument pas évident. Certes, il s'agit certainement de l'un
des plus beaux exercices de modestie qui soit, car ce qui se trouve en réalité
blessé n'est rien d'autre que notre ego.
CESSEZ
DE CHERCHER UN COUPABLE RESPONSABLE DE CE QUE VOUS VIVEZ
Tous
autant que nous sommes, nous souhaitons vivre dans un monde sans guerre, sans
violence, sans haine, mais tout cela doit commencer dans notre propre cour. La
souffrance est presque majoritairement associée à un sentiment d'affront ou de
rejet. Il faut beaucoup de sagesse pour parvenir à transformer cette perception de
vide et la remplacer par de l'amour. Il est vrai que notre société ne nous a pas
nécessairement donné de multiples exemples en ce sens, mais l'évolution humaine ne
pourra s'accomplir qu'au prix de cet exercice. Certes, ce dernier paraîtra assez
exigeant au début. Puis, graduellement, il se transformera en un meilleur dialogue
conduisant et à une certaine ouverture d'esprit.
Si,
par contre, tel n'est pas le cas, c'est qu'il faut peut-être y voir un signe
indiquant la nécessité de changer de direction. Après tout, un illustre auteur très
célèbre, M. James Redfeild, ayant publié dans plusieurs langues son célèbre livre
La prophétie des Andes, nous expliquait que le début de toute transformation
majeure était fréquemment précédé d'une sorte de malaise. Qu'allons-nous donc faire
avec cet inconfort? Entrer dans nos émotions et les amplifier avec la plus grande
immaturité possible ou bien y voir une occasion de progresser spirituellement? Le
choix s'impose de lui-même SI on souhaite réellement avancer et progresser dans la
lumière.
ON
NE PEUT ESPÉRER RECEVOIR QUE CE QUE L'ON EST SOI-MÊME PRÊT À DONNER
La
vie comportera toujours des hauts et des bas, et le contexte de récession qui
prévaut actuellement nous expose encore davantage à ses nombreux soubresauts.
Cependant, je me réconforte toujours avec la pensée que DEMAIN sera fort
probablement CE à quoi l'on se prépare, au même titre que l'existence nous apprend
rapidement que l'on ne peut recevoir que ce que l'on est soi-même véritablement
prêt à donner.
Aussi,
chers lecteurs et lectrices, je ne saurais trop vous encourager de ne donner que le
meilleur de vous-même, peut importe l'adversité rencontrée, car c'est ainsi que
vous conserverez la certitude que, si l'amour fut votre véritable guide, le passé
ne vous inspirera aucun regret convaincu, dans votre for intérieur de n'avoir été
profondément animé que par les meilleures intentions du monde.
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