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Une
fidèle lectrice du magazine d'astrologie nous a communiqué qu'elle avait un
témoignage particulièrement troublant à nous partager. Lorsque je l'ai rencontré,
il s'est automatiquement installé une très belle complicité comme si nous étions
des amies de toujours. Pourtant, malgré cette franche camaraderie je décelais une
grande hésitation dans sa voie et une nervosité évidente. En poussant plus avant,
je découvris qu'elle conservait encore beaucoup d'appréhension face à cette
expérience bien étrange qu'elle souhaite nous partager. Toute fois, malgré
ses angoisses elle insista pour que nous débutions l'entrevue dans l'espoir que ses
propos puissent aider l'un de nos lecteurs à comprendre que personne ne se trouve à
abri de certains phénomènes pour le moins paradoxaux.
Voici
donc, le plus fidèlement possible les confidences de « B » pour Brigitte,
dont moi « C » pour Céline, je me ferai le porte-parole du fameux
phénomène si étrange qu'elle a vécu.
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« B » Tout d'abord Céline, je tiens à te dire que rien, absolument rien
ne me prédisposait à être confrontée à ce qui m'est arrivé cette nuit-là. Je ne
suis pas de nature sceptique, et pourtant, j'avoue que si quelqu'un m'avait raconté
cette histoire, j'ignore si je l'aurais cru !
-
« C » Vraiment Brigitte ! Et bien pourrais-tu remonter dans le temps et
partager avec nous le contexte de cette soirée, comment cette aventure a-t-elle
débuté ?
-
« B » D'accord, je roulais en voiture en fin de soirée, en compagnie
d'une amie du nom d'Hélène. Je me trouvais au volant et tout allait bien jusqu'au
moment, où je me sentis envahie par un étrange malaise. Je me surprenais à
surveiller constamment la route, comme si je craignais d'être heurtée sur ma gauche.
-
« C » Sur ta gauche, et tu roulais en voiture ? Étrange coïncidence,
savais-tu Brigitte que c'est également ainsi, que les événements avaient débuté
pour moi ?
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« B » Oui, je sais ! J'ai lu cet article que tu avais rédigé, et c'est du
reste, précisément pour cette raison, que je ressens le courage de tout te raconter.
- « C » D'accord continue !...
-
« B » Cette peur d'être heurtée me hantait, sans toutefois parvenir à me
l'expliquer. Ma copine Hélène, ne tarda pas à deviner que je n'étais pas dans mon
état normal. Lorsqu'elle m'a interrogée, je lui ai avoué que j'avais comme une
sorte de pressentiment que je risquais d'être blessée sur mon côté gauche. Cette
crainte l'étonnait, d'autant plus qu'elle me savait habituellement très sûre de
moi, au volant de ma voiture. J'ai donc redoublé de prudence, surtout après l'avoir
déposée chez elle, au Centre-Ville de Montréal. Tu sais, lorsqu'on se retrouve
seule, on se sent encore plus vulnérable. Je roulais donc lentement, même si
j'avais vraiment très hâte de me retrouver chez moi.
- « C » Est-ce que tu avais une longue route à faire ? - 1 -
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« B » Non, environ 7 minutes, mais ça m'avait paru une véritable
éternité. Finalement j'arrive soulagée, me croyant enfin en toute sécurité. Je
m'empresse donc de faire ma toilette, puis afin de me changer les idées, je décide
de regarder la télévision quelques minutes. Il devait être autour de minuit 10.
-
« C » Pourrais-tu dire qu'à ce moment précis, ce pressentiment de menace,
ressenti en voiture, avait enfin disparu ?
-
« B » Pas complètement à vrai dire, c'est pour cette raison que
j'espérais me changer les idées en regardant la télévision. Malheureusement, ce que
je visionnais n'était pas nécessairement des plus relaxant. Je décide donc d'aller
sagement me coucher vers minuit 20, en me répétant que les anxiétés de cette fin de
journée finiront bien par s'estomper avec une bonne nuit de sommeil.
- « C » Est-ce que tu avais déjà été sujette à ce genre d'anxiété dans le passé ?
-
« B » Non ! C'est bien ça le plus étrange. Je me considère, comme
une fille parfaitement équilibrée. Je n'ai jamais eu d'inquiétude semblable. Je
suis très autonome, je travaille dans le domaine de la santé, et je le répète,
rien, absolument rien, ne me préparait aux événements que j'étais sur le point de
vivre.
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« C » Si je comprends bien, nous pénétrons au coeur de ton témoignage.
Continue, je t'écoute attentivement.
-
« B » Voilà ! J'étais à peine étendue depuis 2 minutes, lorsque je
ressentis l'absolue certitude qu'une présence invisible, est passée du corridor et
s'est rendu en une fraction de seconde à ma chambre à coucher. Cette étrange
présence invisible, telle une ombre, se tenait debout. J'ai eu l'impression qu'il
s'agissait d'un homme, grand et aussi costaud qu'une armoire à glace.
- « C » Est-ce que tu distinguais bien cette silhouette ?
-
« B » Seulement partiellement, puisque la seule lumière ambiante me
provenait du corridor, alors que ma chambre baignait entièrement dans la pénombre.
Malgré cela, je suis formelle, la présence de cet intrus, bien qu'invisible, ne
laissait aucun doute dans mon esprit. J'ignorais de quoi il s'agissait, je n'avais
jamais reçu de visite semblable, et cette forme comparable à une ombre, ne me
semblait en rien rassurante.
-
« C » Est-ce que tu as ressenti une peur grandissante, as-tu essayé de
parler, de crier, comment as-tu réagi ?
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« B » J'aurais bien du mal à te répondre, parce que tout c'est passé si
vite, que je n'ai pas eu le temps d'analyser mes réactions avant d'être attaquée.
- « C » Mon Dieu, attaquée ! Mais que s'est-il passé ?
-
« B » J'ai été soulevée dans les airs par cette ombre, qui m'a basculée
au-dessus de la table de chevet, et m'a projetée avec une telle force et violence
contre le mur, que cet impact m'a fracturé l'épaule gauche. Je suis retombée sur le
sol, inerte où la douleur devint si intolérable que je perdis rapidement
conscience. Lorsque je suis finalement revenue à moi, (face contre terre) il m'a
fallu ramper sur le sol, de peine et de misère, afin d'atteindre le téléphone pour
demander du secours en composant le no d'urgence : 911. J'avais si mal que je
n'arrivais pas à retenir mes larmes, et par-dessus tout j'essayais désespérément de
comprendre, qu'est-ce qui pouvait bien m'être arrivé. Sans évidemment obtenir la
moindre réponse, qui soit logique ou rationnelle.
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« C » Est-ce qu'à ce moment là, cette fameuse ombre mystérieuse, ce
visiteur invisible était toujours présent ?
-
« B » Non, je ne le sentais plus. Il était presque une heure du matin, et
je me rendais compte qu'il me fallait trouver de l'aide. Je ne pouvais pas rester
ainsi. J'avais si mal et j'avais l'impression que mes jambes refusaient de me
soulever. Heureusement pour moi, les ambulanciers furent rapides. Ils m'ont
transportée à l'hôpital Notre-Dame de Montréal, à l'urgence ce fameux samedi soir
du 15 octobre 1994. Ils ont été obligés de découper mon pyjama, en prévision des
radiographies.
- « C » Quel fut le diagnostic ?
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« B » Les radiographies ont démontré que j'avais une triple fracture de
l'humérus. En l'apprenant, j'avais les yeux tout arrondis d'interrogation,
l'infirmière qui m'informait du diagnostic poursuivit : « ça signifie que vous
avez l'épaule gauche, cassée à trois endroits ». On doit donc vous garder et
demain matin vous serez opérée à la première heure. Nous allons devoir vous
installer une plaque de fer dans l'épaule. C'est une opération de deux heures
nécessitant trois mois de convalescence.
- « C » Quelle nuit, un vrai cauchemar ma pauvre Brigitte !
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« B » À qui le dis-tu ? Il est maintenant rendu quatre heures du matin,
et je ne cesse de m'interroger, sur ce qui a bien pu se passer. Comment expliquer
au personnel infirmier que j'ai été projetée sur le mur avec une force incroyable,
par une ombre invisible, sans risquer de carrément passer pour folle ?
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« C » Pas facile à expliquer, et pourtant les radiographies attestent
bien que tu n'as pas rêvé et qu'il y a bien eu quelque chose, même si c'est aussi
étrange qu'insolite.
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« B » Oui ! Et dans un moment pareil, l'on se sent d'une vulnérabilité
énorme. J'avais tant besoin d'être réconfortée, d'avoir un proche à mes côtés qui
sache comprendre sans juger et qui soit prêt à m'écouter, même si ce que je dis, ne
semble pas avoir beaucoup de sens. Je n'ai cessé de prier Dieu et mon ange gardien.
Je les suppliais de me remettre entre les mains d'un bon médecin. Tu sais Céline,
quand tu dois être opérée à la première heure et qu'il y a à peine quatre heures de
cela, tu vivais une vie normale, c'est tellement paniquant et bouleversant tout ça.
- « C » As-tu réussi à dormir ?
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« B » Pas vraiment, mais j'ai surtout ressenti, que je parvenais à
établir un véritable contact avec mon ange gardien. J'ignore toujours l'explication
à donner au phénomène que j'ai vécu. Mais ce que j'ai réellement appris, c'est que
lorsqu'on est désemparé et qu'on demande de l'aide, avec toute la sincérité dont
notre coeur est capable, alors on n'est pas abandonné car la présence divine se
manifeste. À partir de cet instant, je me suis sentie profondément protégée, comme
un enfant peut l'être dans les bras d'un amour indéfinissable. Peut-être ces
événements, aussi étranges soient-ils, ont-ils permis à ma foi de se fortifier.
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« C » Maintenant, avec le recul du passé, éprouves-tu encore une certaine
crainte à dormir seule ?
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« B » Ce serait plus évident, si je n'étais pas célibataire et si j'avais
la chance de dormir au côté de l'âme soeur. Mais j'ai vraiment confiance que mon
ange gardien est présent et qu'il veille réellement sur moi parce que j'ai fait des
efforts pour rétablir la connexion en laissant désormais beaucoup plus de place à
mon intuition qu'autrefois. Pour m'y aider j'ai utilisé votre petit jeu et j'ai
obtenu de très bons résultats. Je voudrais aussi profiter de l'occasion de
remercier Mme Jacqueline Aubry d'avoir créé ce Magazine qui nous fournie une
lecture des plus intéressantes. Peut-être mon témoignage incitera t'il un ou une
lectrice à se raconter comme je l'ai fait moi-même en toute simplicité.
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« C » Vous aurez certainement permis à nos lecteurs d'être touchés par
l'expérience bien étrange qu'il vous fut donné de vivre et nous vous remercions
sincèrement pour ce partage bien particulier.
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