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Mon guide et ses enseignements bouddhiques.
Dis-moi maître qu'est-ce que le Bouddhisme ?
Il
s'agit d'une des plus anciennes religions du monde.
Elle existe depuis au moins 480 ans avant J.C. donc depuis fort longtemps. Elle vient bien sûr de Bouddha étant en cette vie terrestre parvenue à l'illumination, c'est-à-dire, qu'il devint éclairé sur la raison d'être de chaque chose non pas dans son sens intellectuel mais dans le sens d'unité à " la totalité " dont chacun fait partie.
Cette totalité serait-elle en quelque sorte Dieu ?
On
peut dire cela du moins dans le sens ou tu l'entends ou plutôt en fonction de tes
connaissances de ce qu'est la vérité pour toi.
Tout
cela me semble bien symbolique mais puisqu'il s'agit d'une religion pour les
bouddhistes, j'imagine que Bouddha est un Dieu?
Si
tu tiens absolument à le comparer, je dirais qu'il serait davantage à l'image d'un
Jésus-Christ ayant accepté, par son exemple, de montrer la voie à suivre.
Dans des mots simples dis-moi en quoi consisterait cette voie à suivre ?
Devenir
Bouddha, c'est chercher à transformer notre être par la pratique du zen, donc
chercher à mener une vie pure, basée sur la foi, la dévotion et la sainteté.
Ouf!
À première vue cela me semble un parcours bien près de la perfection.
Je ne suis pas convaincue d'y parvenir.
L'important,
c'est d'entreprendre le parcours et non de voir son objectif comme inaccessible.
Bon d'accord, alors parle-moi davantage de cette démarche de devenir ZEN.
Notre
existence actuelle est conditionnée par l'illusion que nos satisfactions physiques
et sociales puissent être les SEULS buts à atteindre. Hors, il s'agit bien là
d'une illusion puisque les bonheurs qui en résultent sont tous, sans exception,
éphémères.
Ils
ne durent que le temps d'une satisfaction de courte durée jusqu'à une nouvelle
course vers un second désir à assouvir.
Mais il en résulte, à chaque fois, uniquement des satisfactions passagères ou partielles, étrangères au bonheur réel et permanent de l'état Bouddhique.
Bien
sûr l'illumination de par son état sublime, se compare à une sorte de paradis, mais
le chemin pour l'atteindre est particulièrement épanouissant puisqu'il permet à
notre âme de se SOUSTRAIRE à l'importance futile des désirs passagers et de ce
fait, ÉLIMINE toutes ces inquiétudes reliées à leurs quêtes sans fin.
C'est pour cela que le Bouddhiste parle d'éveil de l'âme ?
Oui,
puisque par cet éveil il ne reste plus prisonnier des paradis artificiels créés par
de faux besoins jamais assouvis ni rassasiés.
En
réalité, comprendre que nous faisons partie d'une dimension plus importante nous
permet de voir au-delà de ces fausses perceptions. Cette dimension plus importante
est en fait un très vaste ensemble interdépendant et complexe.
" Nous sommes tous individuellement issus du tout et nous formons ensemble l'existence de ce tout ".
Mais qu'en est-il du chemin à parcourir ?
Il
s'agit tout d'abord de " PRENDRE CONSCIENCE " à quel point il peut
devenir AVANTAGEUX, réconfortant, épanouissant, d'atteindre le calme intérieur et
la sérénité, de se sentir bien dans le bonheur d'être, uni à sa conscience plutôt
que de gaspiller, sans fin, nos énergies dans de multiples frustrations
quotidiennes.
Ne
pas le comprendre, nous expose à la tyrannie constante des pressions et des
obligations sociales. Nous avons le choix de concevoir notre véritable raison
d'être comme étant celle de faire partie d'un tout universel bienheureux.
Je
comprends l'importance de la prise de conscience, mais existe-t-il des façons d'y
parvenir ?
Oui,
il faut chercher à se concentrer uniquement sur ce qui EST véritablement essentiel.
C'est ainsi que se développe la SAGESSE. La sagesse est, en quelque sorte, d'accepter en toutes circonstances de FAIRE PREUVE DE BONNE VOLONTÉ.
Je
suppose que la meilleure approche pour faire preuve de bonne volonté se rattache
aux enseignements de base du Bouddhisme ?
Tout à fait et ces préceptes en sont fort simples :
1. Ne fais pas ce qui est mauvais.
2. Fais ce qui est salutaire.
3. Garde l'esprit pur.
4. Sois bénéfique pour tous les êtres vivants.
Explique-moi
pourquoi les adeptes du Bouddhisme répètent sans cesse les mêmes mots comme dans
une sorte de chant.
Il
s'agit là d'une sorte de mantra. Lorsqu'un adepte répète ou récite le nom de
Bouddha, il parvient à calmer son esprit en l'obligeant à se concentrer sur un
point particulier ce qui évite la distraction.
Cette
concentration permet de dompter l'esprit indiscipliné.
C'est le premier pas pour s'unir à la sagesse de l'instant présent, comme si rien d'autre au monde n'existait de plus important.
Les
ondes sonores, issues de la répétition du nom de Bouddha, parviennent réellement à
un effet sur le cerveau. C'est la première phase, dite méditative, d'où le
nom qu'on lui accorde de " Méditation Zen ".
En fait, concentration et méditation sont indissociables.
Tu
ne peux être totalement conscient du moment présent sans une totale CONCENTRATION.
Et tu ne peux devenir sage, à moins d'être uni à cet instant présent.
Est-ce que cette sagesse est quelque chose que l'on doive acquérir par la pratique ?
Oui
et non. Certes réciter un mantra est une pratique qui facilite la
concentration de l'esprit en lui évitant de se laisser perturber par ses émotions
et ses multiples préoccupations. Il faut aussi comprendre que la sagesse vers
laquelle vous tendez, existe DÉJÀ au fond de vous mais vous n'y avez accès que
lorsque vous êtes calme et en paix.
Une
perle de sagesse ne serait visible au fond d'un lac que si ses eaux s'y trouvent
claires et calmes, loin de la colère, de l'avidité, et de l'ignorance.
Lorsque nous parvenons à devenir amour ou à être habité par l'harmonie et la sérénité alors nous retrouvons cette sagesse au fond de nous qui attendait tout simplement d'être reconnue.
Existe-t-il plusieurs écoles de Bouddhisme ?
Oui.
La plus répandue de toutes les écoles existantes, se nomme la " Terre Pure ". Depuis le 13e siècle, elle demeure la tradition dominante en l'Asie de l'Est.
À quoi la reconnaît-on ?
ON LA RECONNAÎT À SON MANTRA :
Elle
consiste en la récitation du nom de Bouddha Amitabha.
Cette récitation doit être accomplie avec une foi profonde et des vœux fervents, résultant d'une concentration absolue de l'esprit (monoïdéisme).
À qui s'adresse-t-elle ?
Elle
est ouverte à tout être qui vit. Elle souhaite rendre sa méthode accessible à
tous. En ce qui regarde sa pratique quotidienne, le lieu ou encore le moment
privilégié, ceux-ci peuvent varier d'un individu à l'autre. Nul besoin de
liturgie, d'attirails spéciaux ou autres objets rituels pour la pratiquer dans
votre intimité.
Elle
ne fait aucune distinction, ni rejet, entre les hommes ou les femmes, les personnes
nobles ou non, de bonne ou de mauvaise réputation ou de toutes ethnies. Tous,
inconditionnellement, peuvent être accueillis sur le chemin de Bouddha, avec le
désir d'y renaître dans la foi..
Qu'enseigne-t-elle ?
On y
enseigne essentiellement la COMPASSION, la foi dans les vœux du Bouddha Amitabha,
qui consistent à accueillir et guider tous les êtres vivants qui désirent renaître
dans la pensée de la " Terre Pure ".
On
permet par cette pratique, de libérer l'esprit de toutes maladies, sachant que la
majorité de celles-ci sont créées par une désharmonisation de l'esprit.
Elle
permet une pratique " démocratique " exempte de tutelle, donc non
asservie à une dépendance excessive à des moines, des maîtres et autres personnages
religieux intermédiaires entre Bouddha et vous.
Ces enseignements peuvent-ils se comparer au Christianisme ?
En
effet, il semble y avoir certaines affinités.
Néanmoins le Bouddhisme vous enseigne que vous pouvez avoir accès à votre illumination. La libération de vos préoccupations de votre vivant peut se faire ICI même, à cet instant présent et pas uniquement à votre décès lors de votre entrée au paradis.
De
plus, si vous ne parvenez pas en cette vie à l'illumination, rien n'est terminé à
votre mort, puisque, selon le Bouddhisme, les réincarnations sont autant de retours
de l'âme pour apprendre et comprendre comment y parvenir.
Mais y parvenir ici maintenant me semble presque trop facile pour être vrai!
Cela
dépend des besoins que vous vous êtes créés. La philosophie Bouddhique
explique que notre cerveau est en proie à toutes sortes d'attentes futiles et qu'en
RÉALITÉ, il existe toujours des gens qui sont plus fortunés ou moins bien nantis
que vous. Nous devons au fond, nous préoccuper uniquement de chercher à nous
protéger de la faim et du froid.
La
richesse et les honneurs, en ce bas monde, sont fugaces et non-garants de
sérénité. Le chagrin et la tristesse sont des émotions au même titre que le
bonheur et la joie.
Leur seul lien est la présence ou l'absence de paix intérieure. Votre unique préoccupation devrait être de parvenir à vous adapter en paix à votre situation et à votre environnement.
La
maladie est souffrance.
C'est aussi un signal du corps que l'esprit ne collabore plus avec lui par l'attitude de pensées appropriées. Celles-ci ont sûrement, à un moment, cessé d'être pures sinon le corps serait resté sain.
Le
comprendre, vous permettrait d'échapper aux cycles de la naissance et de la mort
dont la mission est de vous l'enseigner.
Ne peut-on devenir Bouddha qu'en empruntant le chemin de la pauvreté ?
Comprenez-moi
bien, je ne dis pas que vous devriez tout abandonner derrière vous, carrière, foyer
et tout le reste puisqu'en tant que laïc, vous avez des charges à accomplir.
Quoique vous ne deviez pas souhaiter la fortune et les honneurs EXCESSIFS, vous avez des obligations à remplir envers votre famille. Devenir Bouddha ne signifie donc pas de tout abandonner. Ce serait certes pour le mieux, si vous êtes en mesure de le faire, tout en pourvoyant aux besoins de vos proches. Dans le cas contraire, cela constituerait un acte contraire à la moralité humaine et non d'essence Bouddhique.
Vous
devez donc vous appliquer à suivre l'exemple des personnes vertueuses et prodiguer
les enseignements de bonne volonté que l'invocation de Bouddha vous aura inspirée.
Est-ce que l'apprentissage de la souffrance est indispensable ?
Ce
n'est pas que ce soit indispensable, c'est plutôt notre incapacité à lâcher prise
face à nos quêtes futiles de gloire et de richesses excessives qui nous apporte
l'illusion de souffrir de leur manque.
Être
déjà heureux, ici maintenant, de votre condition en contribuant à votre propre
évolution ainsi qu'au bonheur des autres, est déjà en soi une véritable bénédiction.
Ceux
qui sont investis d'importantes responsabilités devraient être habités par la
sagesse.
Hélas, pour la reconnaître ou la retrouver, ceux-ci ont eu souvent, au cours de leurs vies, à connaître l'échec et les difficultés, la peine et l'importance de s'humaniser, avant la conquête du pouvoir.
Ce
n'est que par un tel apprentissage, qu'ils deviennent des êtres dotés de qualités
exceptionnelles.
Apprendre
à n'accorder d'importance qu'à l'essentiel, dans l'instant actuel des prises de
conscience qui vous sont offertes, au sein même de cette lecture, est déjà en soi,
une opportunité de vous unir à l'harmonie d'être en paix avec vous-même sans plus.
Pour
conclure, cher Maître, offrez-nous un message sur lequel nous pourrions porter
notre conscience, afin de mieux nous ouvrir à l'essence bouddhique.
Rien, absolument rien, ne se produit sans une raison précise.
La
loi de cause à effet, nous enseigne, que nos pensées et nos gestes envers les
autres, traduisent ce que nous attirons en bon ou en mauvais.
Quoique
vous en pensiez, vous êtes l'unique créateur de vos malheurs ou de votre bonheur.
Donc,
apprenez à avoir de la sagesse et de la compassion pour chacun. Vous verrez
oh! combien tout commence de l'intérieur!
Vous
ne ressentirez plus le besoin de conserver l'illusion d'une quête extérieure,
n'étant du reste, jamais satisfaite.
Au contraire, votre vie, en CHAQUE INSTANT, sera illuminée du seul fait D'ÊTRE et de FAIRE PARTIE DU TOUT.
Un
merci particulier, à vous, maître YIN-KOUANG, patriarche de l'École " Terre
Pure " ZEN SUKHAVATI.
Lors
d'une formation uniquement donnée, au mois de mai 2003, une rencontre sera prévue
pour la suite de ces enseignements. Contactez-moi pour de plus amples informations.
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